À Wellington comme à Zanzibar, pour utiliser l’introduction de ce texte de Tyler D, il me faut aujourd’hui une paire de ciseaux et une imprimante, avant de traîner sous l’orage et de parfaire ce TDM 2020…
Bravant l’implacable pesanteur de la fournaise urbaine, une volée de détritus dérisoires, mue par un frêle soupir, composait de célestes volutes parmi les constellations de poussières…
En Mongolie, j’avais grandi en tétant le lait des grands yacks, il y avait une altitude ou une attitude rouge et fumeuse dans la Main Noire, ce groupuscule encore actif dans Ses yeux…
Ainsi j’avais grandi tout comme cette déesse des infimes espoirs, en retrouvant dans ma genèse une logique propre, aussi diffuse que obscure, aussi factice que cette combustion dans les feuilles mortes : se déployant des arbres camés aux dés pipés, comme le lierre qui envahissait tout dans le jardin, l’aura d’Angela sur naturellement avait brûlé ; et ce feu que je ne parvenais pas à décrire, ressemblait à la danse des derviches tourneur fantastiquement rétrogradés au rang de complices !
Les larmes de Cornélius que je retrouvais une bonne fois pour toute en tombant sur le sol après plusieurs rails et un peu de résines pouvaient peut-être influencer quelqu’un… Mais pas moi, j’avais un cœur de pierre, d’une minéralogie cependant douteuse et douteuses étaient aussi mes pensées qui formaient un tapis duveteux sous les pas de Cornélius l’architecte de toutes les matrices… Mais aussi sous les talons aiguilles de Perséphone, en couple, pour plus très longtemps, avec le Mérovingien…uelques pétales de ciel blanc arrachés à présent, pour zébrer les playlists des Pixies, s’autosuggestionnaient dans ses pupilles, me demandaient beaucoup d’aide pour imaginer dans une tauromachie à tout casser la place psychédélique des univers semés d’illusoires oasis… d’alcools imaginaires, de poisons, d’élixir frelatés et de souvenirs nécrosés ; j’avais un intense désir destructeur en moi. Mais je ne partirais pas seul avec mes victimes, à ce Cardinal je lui filerais une bonne raclée sous l’arbre des pendus qui ployait sous leur poids en le voyant pleurer, ce vieil homme que les années entraînaient quelques dommages irrémédiables, j’avais aussi conçu les plans métaphysiques et les retombées financières d’une matrice apparue des années auparavant, avant le grand crash ; mais les cobayes l’avaient rejeté, il résultait de ce rejet que je devenais de plus en plus aguerri aux sentiments et aux émotions de ces tristes humains… Je crois que la réinitialisation de ce système avait eu lieu à une époque gauloise où les guerriers de Vercingétorix traînaient à leurs suites les serpentins de leurs braies, de leurs cottes de maille en lambeaux, après le combat… Des lois gravitationnelles uniques pour des noces d’orfèvres qui mettent des fleurs dans les kyrielles de vases de mon appartement sur la presqu’île ; des fleurs comme des coquelicots qui, par le pouvoir de leur imagination entraînant à sa suite le succès d’une vie sur mesure, laissent leur belle couleur rouge, avec son lot de serpentins, aux seuls guerriers méritants. Cependant dans la bataille ils abandonnent leurs braies et leurs cottes de maille en lambeaux, et des poignées de Soleil Vert viennent les récupérer pour témoigner de leur force, de leur puissance poétique ou de leur vitalité qui atteint des millénaires… Un Soleil Vert avec son faisceau fascinant comme aiguillonné par les cris des sauvages locaux chaque fois qu’ils hésitent à continuer la route, dorant le sol natté de ma chambre, et ses rayons s’avachissent sur mes chaussures noires. Pour renouer avec d’anciens amis disparus, il y a aussi des univers qui grappillent le temps perdu, de vacillant diadème pour des noces plastifiantes dans la vase encombrée de plasma et de matières plastiques, et enfin le pouvoir de leur imagination, de leurs varicelles, de leurs colliers d’une autre trempe comme un leitmotiv mélodieux ou désaccordé telle la guitare de Kurt Cobain. Il y avait déjà eu maldonne quand, entre leurs bandages de momie atrophiée, les pharaons prirent conscience que leur essence originelle avait été piratée, hackée par un simple poète inconnu. Mais, à ce moment là, tout n’avait pas planté. Ainsi, leurs graphismes maléfiques se combinaient monarchiquement, diffus et disjoints, de rouge crépusculaire, en caressant le poil sauvage de leurs électrons, et par leur photosynthèse s’effaçant instantanément dès qu’un intrus tentait de leur barrer la route, jusqu’à bâtir, par leur seul représentation mentale la nacelle en carton d’où je m’échappais avec les créatures et laissais tomber ainsi mon milk-shake dégoulinant sur les branches de l’arbre cure-dent ! En dehors de ses univers commençant leur transe en nous liant pour toujours à la croissance des jacinthes kafkaïennes, il réussissait, malgré son hésitation à nous infliger la morsure du soleil, à effacer sa bio signature avant que les aliens ne débarquent. Mais finalement, ce système qui sagement obéissait aux contrôleurs des pagodes, était satisfait de son excès de zèle… et de ses paris audacieux. Avant le redémarrage du système d’exploitation : intervenant dans les chaumières, où Dieu n’existe pas, pour réjouir Monsieur Carnaval, Dragon Ball, les assaillants de Sangoku, ou leurs poupées vaudous, ce système s’interrompait pourtant quand on l’écoutait dans le combiné de la seule cabine téléphonique qui n’avait pas encore été détruite avec le temps… Et pour parcourir la scène cendreuse de Moonwalk, en privilégiant les jours de paies maigres comme des vaches indiennes, la Matrice instrumentalisait même les points de deal. Et tout s’arrêtait alors sur ce secret qui ne l’était pas vraiment, la révélation alors que nous étions encore que des gamins…