Poésie surréaliste NotesMat15

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Le rêve communautaire de Bonnie.

Tout d’abord, comme un rêve communautaire, Bonnie était telle une scie coupant une bûche au-dessus d’une rangée de corps longilignes, nerveux et racés. Après bien des mégots et des joints aux pensées secrètes qui devaient être très amusantes, on ne trouvait après son passage que des bobines de films en lambeaux, des graffitis, des œuvres conformes à leur idée directrice : le cerveau de Kubrick, un processeur qui déplore lui-même ses outrances langagières et thématiques.

Ce rêve communautaire aspiré par un ciment armé, projeté dans un cinéma verrouillé, affublé des artifices du récit -projet complètement abandonné- et cette scie s’imprégnant des odeurs incendiaires en enflammant les puits de pétrole du Koweït, contrastaient avec la (fausse) douceur de Bonnie…

Douceur qui le soir reposait sur les seuls contrastes, les discours sous-jacents ou le temps quand il était à la neige et au froid.