Pour ratisser large, elle regorgeait de trésors satinés, cette quête sans fin des dysfonctionnements érectiles de l’héritier des Flynn. Nous ne cherchions pourtant pas à réjouir les enfants ou les adolescents mais par un processus qui démarrait bien en amont, nous devenions en quelque sorte l’idole des jeunes par cette quête tout aussi incessante que souterraine ; et pour relayer au plus haut niveau les courbes des marchés boursiers et leur attente par rapport à tel ou tel produit, nous avions bien entendu réglementé le cours du temps, son évolution pernicieuse, spatio-temporelle par une série de lois qu’on pourrait qualifier comme étant symptomatique étant donné le contexte sanitaire plutôt paranoïaque.
Ainsi, relégué au stade anal de leur enfance, leur inconscient tout comme cet héritier des Flynn qui ne trouvait pas le moyen de se lever avant midi, rejetait avec véhémence cette série de lois qui ne leur permettait qu’en de rares périodes de respirer. Mais revenons à cette quête, ou plus précisément à tout ce qu’elle représentait pour ces gamins en manque d’affection : pour réinventer ces mondes oniriques où ils n’étaient que des employés dans des boulots saisonniers, inintéressants par définition, au bout de cette quête, ils finissaient de toute façon par attraper la Scarlatine. Ainsi ils étaient cloués au lit pendant qu’on leur rabâchait à longueurs de journées que le travail rendait libre et que seuls les plus jeunes devaient aller au charbon pour assurer la survie de l’espèce.
Cependant, de décalages horaires plus ou moins bien vécus jusqu’à la morne vie sociale de leur vaisseau intergalactique, les extraterrestres qui eux étaient particulièrement portés sur les rencontres fantasmagoriques, les découvertes et les inventions partagées entre civilisations, allaient bientôt débarqué, déterminés à changer tout ça ; réfrénant un hoquet de dégoût lorsqu’ils nous voyaient sombrer lors nos consommations irresponsables et immatures d’alcool, ils se préparaient à régner en maître incontesté sur notre petite planète plus ou moins régénérée par le souffle haletant, cyclique de l’héritier des Flynn.
