Poésie surréaliste NotesMat15

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De fausses starlettes chaudes comme des rôtisseries.

Pour désapprendre ce que tu as appris, des espèces sonnantes et trébuchantes ; et pour se vêtir d’ocre et d’ordres incultes, tout ce que tu peux désaccorder.

Des menottes afin de déroger aux convenances ou pour usurper les codes sensuels ; mais aussi pour dégourdir la main qui tient le sabre, des têtes à scalper à l’Iroquoise, à réduire et à afficher en trophée.

Des règlements de compte pour ne pas en démordre, des portefeuilles avant de dérouler les dollars et la danse de la boue pour vociférer des apparences lisses. Ou des apparences réjouissantes, incorruptibles. Peut-être pour se désacoupler avec la langue des sinistres, des déserts, des sables mouvants.

Et, en basculant dans la violence, la Nuit des Longs Couteaux pour vulgariser l’épine dorsale des trophées. Enfin, pour vrombir comme l’essence des moisissures, des lanternes et les incendier par leurs têtes impénitentes, des rôtisseries chaudes comme des starlettes, ces starlettes qui connaissent les sensuels codes quand elles voltigent depuis les étoiles jusqu’au néant zébré.

Les architectures spirituelles des menottes vidangées jusqu’au calme clair tant espéré pour viser la fin des siècles morts et pour se vêtir d’un sens plaintif le vouvoiement de leurs croix gammées.

Pour visualiser la moisissure des espèces sonnantes, toutes leurs douleurs lactées.