Poésie surréaliste NotesMat15

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Le vin des Privilèges.

Ensablées et paradisiaques banquises où des hommes de mémoire, pour le faire jaillir de la montagne, rivalisaient d’intelligence, encodaient l’enthousiasme du vin que même les phoques démocratisaient, proposant aux touristes une vue générale sur Wellington ou sur Hong-Kong… cet enthousiasme, cette saine décision pilotée par le seul gouvernement du vin, alternant la rigoureuse forme de l’oppression et le style des grands orateurs, avant de mener une guerre ! Cette euphorie, cette banale dépression que les vins d’autrefois reléguaient au statut nocif d’emmerdeur miséricordieux ! Et maintenant ce vin d’aujourd’hui qui encloquait l’ensemble des geishas chaque fois qu’elles hésitaient à reprendre de son pouvoir uniquement masculin !

Donc j’en étais là dans mes pensées modélisées avec acharnement pour brûler du tabac, quand le vent subitement balaya cette poussière de chanvre indien que j’avais décidé de mêler avec ce qu’il restait, quand l’infamie du vin, en ignorant les grandes stratégies des grandes compagnies comme Phillip Morris, démarabouta tous ces week-end à venir à jouer aux osselets… ainsi que leur marketing aussi tapageur que chimérique qui s’affichait sur les panneaux publicitaires de la ville de Hong-Kong ou de Wellington !

Et il jacassait, il jacassait tellement ce vin ! Il cravachait tant pour ne plus jamais me faire voir ce livre anarchiste tout petit, format 11 X 18 qui passait bien, couverture souple et pages douces au toucher, il cravachait tant que pour ces noces d’orfèvres sa robe en décrivait, en promettait des arrières-goûts d’esquimaux givrés, et ainsi, il bleuissait progressivement dans ce verre entre les mains blessés de la geisha face à moi tandis que je mettais des fleurs dans les kyrielles de vases de mon appartement lumineux sur la presqu’île.