Poésie surréaliste NotesMat15

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En rêvant du Moonwalk…

En se vivifiant et en voguant sur les écumes de l’air libre, par d’autres Mondes, existait une jeune femme et dans ses yeux un monde si étrange d’aspirations Ascensionnelles !

La jeune femme : réfugiée à l’intérieur de deux tubes de peinture ; deux tubes de peinture ocre rouge, elle contemplait matin, midi et soir les irréalités équatoriales serpentant autour d’elle, et autour d’elle, Shiva par sa lumière tremblotante, la lumière de son monde en silicone noir, avait été jetée aux oubliettes. Dans l’obscurité doucement, elle se laissa tomber mollement dans mes bras tandis qu’on se goinfrait au loin, dans les wagons d’un train, de fantaisies lubriques ; fantaisies lubriques certes mais virtuelles, avilissantes, qui venaient se perdre au milieu de tous ces algorithmes générés par un étrange logiciel…

En éteignant pour de bon leur machine, les passagers du train lui écrivaient des poèmes qui résistaient au feu, aux mensonges, aux masques hilares ; en éteignant pour de bon ma machine, je lui écrivais un poème où il y avait une chandelle oubliée, cachée, puis retrouvée en l’honneur des défunts.

Des défunts masqués, eux et elle m’observait dans le miroir ; dehors sur la terrasse de sa chambre d’hôtel, émergeant de l’obscurité comme aimantés par le plan fixe, perpendiculaire et délavé, tantôt visible, tantôt perdu à nouveau, de la bobine 5 : un hologramme de draps sales qui pourraient se satisfaire d’une gueule de bois comme un remède à l’antique initié par des symboles sorciers.

Gueule de bois que les saule pleureurs avec mes mains qui caressaient ses jeunes seins monochromes, deux petites bulles fermes à la minuscule pointe sombre ; elle m’apprivoisait et pensait à ce café que nous avions bu ensemble dans une ville sans noyau ou sans couleurs.

Plus tard, j’ouvris le tiroir de mon bureau et trouvai aussitôt une enveloppe contenant un tirage de photos floues en noir et blanc. L’enquête pouvait alors commencer.