Poésie surréaliste NotesMat15

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Eau javellisante pour Hakira.

Atelier terre noire où la nuit verte tombait sournoisement. Sur Ikebana : un rêve sans borne amèrement pleuré depuis la fenêtre de mon bureau où j’apercevais l’entreprise du monde, où se dessinait le portrait de l’apache blême cherchant des pierres précieuses dans la fange, cherchant des fleurs pour Hakira abjectement coupées aux ciseaux dans le fumier et la crasse.
Hakira : la grande métamorphose extrémiste tant annoncée, tant espérée qui devait fermer les yeux pour décrypter l’architecture des lieux imaginaires. En même temps qu’un brouillard dense.
Avançant dans la pénombre à l’encre chancelante sous son fichu de Watt canonique, Hakira listait des fichiers corrompus, en fragments binaires, en morceaux, jadis obtenus dans la trop grande baignoire, et donnait leur emplacement au fond de ses bottes ; au fond de ses bottes où s’embarquait la saison des textes de merde tire-bouchonnés. Tire-bouchonnés mais d’un bien meilleur goût qu’une poignée de mots, qu’une poignée d’ombres fascinantes entre tendres amants.