Elle allongeait les pas dans la poudreuse grumeleuse, cette guilde fantasmagorique pour terminer le parcours ; une guilde de pouilleuses avinées qui s’efforçaient de desserrer leur guêpière sur le chemin du bureau. Ainsi m’avertissaient ces calculs importés dans mon ordinateur par une timeline conçue pour les guetteurs en imperméable…
Et de quoi m’avertissait cette timeline ? Que la Guilde était impliquée dans cette affaire qui me tenait tant à cœur : une affaire qui peignait mon cœur en mauve lors des neiges précoces, et pour se soustraire à ce cas étrange, du grunge et du tapage nocturne bien urbain étaient préconisés. Un trait caractéristique et bien commun pour nous deux, cosmonautes et mollusques, un brin trop accrochés à Son guêtre.
Qui ça ? Pouchkine ou Rothschild qui, en leur moelle épinière, sont les mêmes ! Et rossée à mort, leur victime était morte afin de parfaire le meurtre parfait ; celui qui n’est pas du registre de l’Ordre Occulte, ou bien celui où l’on ne se fait pas prendre, à toi de voir !
C’était en effet une timeline défilante délirante, une timeline cachée parmi les raccourcis claviers, qui dirigeait sur des sites dissidents, crocodiliens. La guilde la connaissait trop bien ; les regrettées fêlures du béton sur le mur d’en face qui les stopperait suppuraient cette vérité assénée maintes et maintes fois ; assénée et twittée selon le modèle contenu dans une enveloppe pleine de photos en noir et blanc que je cachais dans mon bureau. La Guilde partant pour le grand nord, allait la vaporiser, cette vérité diffuse et disjointe, et de collégiale assemblée en réunion d’obscurantiste où il y avait toujours leur victime étendue au sol, la photosynthèse de leurs électrons cryptée par la timeline zigzaguait en s’évanouissant parmi les moignons des femmes aux décolletés plongeants…
