À Adélaïde, cette ville qu’il lui avait donné sciemment la fiévreuse finitude des enterrements… À Brisbane : pour décrire l’apparition d’un virus fulgurant et sa basicité (le mal empirant d’heures en heures) au sein de l’humanité, des espèces de molécules, en descendant dans les veines via de nombreuses intraveineuses, nous rendaient tous malades, cloués au lit avec les ruminations noires de ce marsupial mollusque, de ce chien-lézard ou de cette Océanie….
En les ingérant ces tristes plantes, une série de codes sensoriels, dans notre chambre d’hôtel qui avait été le théâtre d’une féroce bataille entre les étés de glace et les hivers de feux.
Adélaïde ou l’ombre que procure la soupente de cette vieille voie ferrée… c’est mon seul abri face à l’impitoyable oppression de la canicule, et les lambeaux de tissu maculés de crasse et de sang qui composent ma couche ne me protègent que sommairement contre la dureté de la traverse en bois…
Le grand frère, avait jeté sur le papier les premières conditions : d’abord, il fallait retourner dans cet établissement pour légumes du troisième âge où croupissait Kaphrium, le fondateur des hommes-rats.
En regagnant la surface, ils étaient, en cette fin d’après-midi, dissimulés sous un ciel de jade avec cette vague impression d’appels d’oiseaux très mal-aimés dans le voisinage. Entre eux, les gens d’ici parlaient volontier et d’un air emprunté d’euthanasie ; ils en avaient tous ras-le-bol de vivre mais, dans la plupart des cas, le suicide était rarement envisagé.
Le maire, pour pallier ce problème, organisait gratuitement des cours d’éducation sexuelle dans la salle de la commune, espérant ainsi générer dans tous les foyers des histoires d’orgasmes en série. En parallèle, des nébuleuses sectaires avaient ouvert des ateliers de spiritisme. Les gens préféraient se tourner vers ce genre de pratiques occultes qui les aidaient, disaient-ils, à mieux vieillir, à mieux appréhender l’au-delà…
