Elle allongeait les pas dans la poudreuse, cette guilde fantasmagorique pour terminer le parcours ; ainsi m’avertissaient ces calculs importés dans mon ordinateur par une timeline conçue pour les guetteurs comme moi ; la webcam de la Cora-Hummer 7 clignotait et devait sans doute m’informer que ces Vénus de Laussel, venues de la préhistoire, étaient en ligne et cherchaient à me contacter… Sûrement pour me prévenir que la Guilde allait débarquer chez moi.
Elle était impliquée dans cette affaire qui ressemblait étrangement aux suicides de ces gastronomes de La grande bouffe qui n’était pas qu’un film mais un fait divers : une affaire qui peignait mon cœur en mauve lors des neiges précoces, peut-être pour se soustraire à cette timeline défilante, appartenant soit à Facebook soit à Twitter, les deux de guerre lasse avaient abandonné.
D’abord une trouille pas possible pour ses raccourcis clavier qui activaient dans le micro-ondes, le maître des lieux conquis, le copain des hyper-héros, sa bouteille de Monbazillac qui souffrait gorgée après gorgée, enfin pas trop mal. Trop occupés à débiter leurs prières, les gens de la vilaine populace n’avaient pas fait attention à la venue de nos héros qui eurent alors l’occasion de déboucher, tire-bouchon s’il vous plaît, la bonne bouteille sans ce virus à l’intérieur, ce foutu microbe qui s’échinait à se planquer partout sauf dans l’alcool, mais ils s’aperçurent qu’un « champ de force invisible » les empêchait d’avancer plus, d’approcher de trop près. C’est alors que le chasse-dieux reconnu dans les stances scandés par les foules, la formule magique pour faire venir quelque cruelle divinité, et pour le rite, devait donc être crucifié le portier qui produirait ainsi l’ouverture par laquelle devait venir l’être formidable qui dirigeait sur des sites dissidents, crocodiliens.
Cette trouille insurmontable pour la jeune femme réfugiée à l’intérieur de deux tubes de peinture ; deux tubes de peinture ocre rouge, pendant qu’elle contemplait matin, midi et soir les irréalités équatoriales serpentant autour d’elle, et autour d’elle, Shiva par sa lumière tremblotante, la lumière de son monde en silicone noir, avait jetée aux oubliettes ce champ de force invisible.
Puis la trouille revenait, évidemment, que le maître des huit huis-clos, le copain des hyper-héros, qui souffrait d’un amour contrarié, enfin il le vivait pas trop mal. Trop occupés à débiter leurs prières, les gens de la vilaine populace n’avaient pas fait attention à la venue de nos héros qui eurent alors l’idée de le rejoindre dans son bled, à boire du mazout sur des comptoirs trop noirs, mais ils s’aperçurent qu’un « champ de force invisible » les empêchait d’avancer plus, d’approcher de trop près. C’est alors que le chasse-dieux reconnu dans les stances scandés par les foules, la formule magique pour faire venir quelque cruelle divinité, et pour le rite, devait donc être crucifié par le portier qui produirait ainsi l’ouverture par laquelle devait venir l’être formidable de ses raccourcis matriciels.
Toujours en se vivifiant à cet air meurtrier ou en voguant sur les écumes du vers libre qui refourguait par d’autres Mondes ce qu’il existait dans les larmes d’une jeune femme et dans ses yeux un monde si étrange d’aspirations Ascensionnelles !
En retombant dans un amas de poussière, ses talons tandis que, dans l’obscurité, doucement elle se laissa tomber mollement dans mes bras tandis que la rétine des skinheads se goinfrait de loin, dans les wagons de luxe d’un train, de fantaisies lubriques largement accompagnées de fritures, cassoulets, garnitures, fruits de mer additionnés d’un zeste acide et sexuel ; fantaisies lubriques par retouche certes mais à la fois virtuelles et avilissantes, qui venaient se perdre au milieu de tous ces algorithmes générés par un étrange logiciel…
Ils n’avaient pas le bon manuel, leurs dieux qui voulaient éteindre pour de bon toutes leurs machines, les passagers du train les accompagnant, pour les aider à écrire des poèmes qui résistaient au feu, aux mensonges, aux masques hilares ; en éteignant pour de bon ma machine, je lui écrivais un poème où il y avait une chandelle oubliée, cachée, puis retrouvée en l’honneur des défunts… Des défunts pour réinventer encore d’autres mondes !
Des défunts masqués, eux et elle dans la caméra et elle, elle m’observait dans le miroir ; dehors sur la terrasse de sa chambre d’hôtel, émergeant de l’obscurité comme aimantés par le plan fixe, perpendiculaire et délavé, tantôt visible, tantôt perdu à nouveau, de la bobine 5 des hologrammes des visages monstrueux, d’Elephant Men toujours en noir et blanc qui pourraient se satisfaire d’une gueule de bois comme un remède à l’antique initié par des symboles sorciers.
Gueule de bois que les saule pleureurs avec mes mains qui caressaient ses jeunes seins monochromes, deux petites bulles fermes à la minuscule pointe sombre, que les saules pleureurs, dis-je se remployaient, pour elle et pour moi, à m’apprivoiser et à l’apprivoiser et pensait à ce café que nous avions bu ensemble dans une ville sans noyau ou sans couleurs… le jour de la fête des Morts…
Plus tard, j’ouvris le tiroir de mon bureau et trouvai aussitôt une enveloppe contenant un tirage de photos floues en noir et blanc. L’enquête pouvait alors commencer. Se refusant à toute logique, à toutes conceptions hétérosexuelles, toutes ces lesbiennes, et elle parmi elles, en étaient parfaitement saturées, malgré tout.
