Au sommet de la seule tour de Mandeville, j’avais trouvé l’unique altitude, rouge et fumeuse dans les yeux de cette lectrice du Vilnius Poker… Une tour qui, à la lumière de cette nuit verte tombée sournoisement, avançait ses pions selon les modèles organisés par les pages du livre.
Presque symétriques et passives les ridicules bagues de cette lectrice à tête de corbeau brillaient de leur irascible déréliction ; après de rudes épreuves en silence, j’avais renoncé à percer leur secret, peut-être était-ce mon antique sagesse, ou l’austère maîtrise de moi-même qui m’ordonnait d’agir ainsi.
La nuit verte de Mandeville : crachant des chaînes de givre, qui à cette hauteur où nous étions pouvaient être mortelles, elle s’immisçait à l’intérieur des consciences, des tableaux de famille que la foule refusait de regarder, au centre des questionnements édulcorés à l’arithmétique qui embaumaient les lèvres de la Déesse de Cythère. Alors pour les dissoudre, pour dissoudre la couleur somptueuse de leur invraisemblable conscience, cette nuit verte, par son petit rire, explora la tour où nous étions réfugiés et aussitôt fit tomber sa jupe mandarine.
Toute nue, d’une nudité au-delà de ces cités mystérieuses, à l’heure érudite des rois couronnés, elle reliait à présent les énigmes du cœur, écœurée de trop peu reluire, à ce pouvoir magique, incarné par une craie dans le bouquin Vilnius Poker et l’histoire de tous ses délires, avec l’adoration des idoles, avec les rituels runiques dotés d’artefacts éreintés et d’écrous hilares, n’était qu’une somme de fables !
