Poésie surréaliste NotesMat15

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Je suis la Saint Con

Le feu de la Saint Con était représenté sur la tapisserie, au sommet du building où se réunissait notre équipe, je n’avais presque rien trouvé, à part à Charleroi où on était bourré comme des tonneaux par cette altitude, rouge et fumeuse que je ne trouvais que dans les yeux de celle qu’on ne trouve que dans les trous du cul des mondes.

Là-haut chacun mesurait l’immensité de la tâche que notre chef ne semblait pas prendre à la la hauteur et, nous disait-il, si nous assurions à relever ce défi, les nombreux écrits sur la fin du monde se réaliseraient sûrement, théorie aussi fumeuse que cette altitude. La réalisation de ces projets journalistiques qui prenaient quelques semaines dans le virtuel et que nous avions découvert dans les cartons poussiéreux d’un étage imaginaire de ce building, allait probablement demander plusieurs années et se résumait, affirmait mon boss, à couvrir l’événement d’un rallye de zonard organisé par un mécène plus riche que Midas.

Il y aurait probablement des impacts budgétaires énormes. Les caisses de notre entreprise n’étaient pas vides à proprement parler, mais des sommes farfelues devaient être prélevées sur le compte de la société simplement parce que nous étions dans un pays avec des prélèvements exorbitants, qui eux n’étaient pas imaginaire…

Ce fut ainsi, dans ce contexte, où à Paris j’étais Lucien, et ce matin tôt au sommet du gratte-ciel la stupéfaction quand j’avais déniché dans les cartons, coincés parmi les dossiers, un string rouge et une lettre d’adieux de la part d’un certain Gilles.