Poésie surréaliste NotesMat15

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Un job à la John Malkovich. Deuxième chapitre.

Au sommet du building, ma vie, elle, elle était pas funky mais bien loin de la foule par cette hauteur de cent-cinquante-huit ou de cent-cinquante-sept étage, j’avais trouvé l’unique altitude, rouge et fumeuse dans les yeux de mon boss, mais salvatrices était ses retombées financières.

Au sommet aussi, j’avais trouvé l’unique altitude, rouge et fumeuse dans les yeux des Vénus de Laussel. L’unique altitude qui devait, pour des jours meilleurs, être entraînée à la dérive, créant des langages informatiques surprenants tandis que dehors, une émeute comme un désir d’erreur éclatait et, ironie du sort ou simple dérision du destin, elle était simultanément filmée par les caméras d’une chaîne de télévision encore en service.

Et je dérivais moi aussi et les Vénus de Laussel se penchaient par dessus mon épaule pour lire ces histoires que ma machine à écrire avait giclé et que je laissais traîner par terre comme des artefacts avant l’aurore.

Presque symétriques et passives les figurines préhistoriques en avaient fait couler des rivières de sang pourtant.

Il y avait aussi, parmi les chiffres de vente de l’entreprise, des courbes énigmatiques comme des questionnements édulcorés à l’arithmétique qui imprégnaient les lieux de leurs sornettes déprimantes… en chagrinant même les nacelles des montgolfières que je devais prendre pour des voyages imaginaires, inachevés, presque homériques, elles finissaient leur course sur les toits vanillés d’un observatoire, les fleurs de Sainte Hélène en robe défraîchie quémandant leur mise à mort… ou leur résurrection pourtant tant décriée !