Elle en compromettait des kyrielles de pléonasmes cette liste des fantasmes comme une sexualité emmaillotée dans le laurier-rose ; elle en couronnait des rois analphabètes cette liste des fantasmes emmaillotés dans notre cerveau comme un désir impénitent. Elle ne comptait pas sur sa longueur d’avance cette liste des fantasmes comme du plomb parcourant l’immense charivari des canalisations.
La nordique liste des fantasmes jouait aux osselets après l’éprouvante vivacité du pastel qui s’échappait involontairement de l’araignée propre-à-rien. Elle lui consacrait cette liste des fantasmes réinventée, synthétique trop de soirée prosaïque et pour être énoncée, elle constellait le ciel cette acérée liste des fantasmes comme une destinée, un voyage alcoolisé en Amérique, une rentrée scolaire qui se déroulerait dans un suintement pestilentiel, en couinant, en se remplissant, en se rafraîchissant éternellement dans sa robe d’araignée.
Elle en connaissait cette liste des fantasmes des antidotes aux descriptions futuristes, enflammée d’un monde rongé par les marteaux-piqueurs, conçu uniquement pour les buffles qui eux-aussi étaient compromis ! Elle en commettait cette liste des fantasmes des meurtres sous un soleil toujours neuf comme un record à enregistrer, un sourire suggestif, vivace, qui s’épuisait à se présenter et à se représenter.
Elle s’en allait coudre des paupières de neige aux bigots cette liste des fantasmes qu’on pouvait aussi visionner, un improbable plateau télé surgelé, vieillissant pour leur souhaiter la bienvenue à ces fantasmes qui croupissaient alors qu’un important élément fonctionnel manquait à cette ruisselante liste mnémotechnique ; des listes, qui, avant de former des mots ou des pensées, déboussolaient ces histoires trop longues, tranchantes, survoltées.
Des fantasmes sous le manteau, dans une bibliothèque fermée et obscure ; des fantasmes poudrés, injectés par la seringue : il cravachait tant leur électrisant avancement létal afin de soulager tous les formats spirituels, afin de faire régner la bienveillance dans les lieux enfumés par les gitanes. Des listes et des fantasmes scientifiquement noirs et occultes comme un implant dans le cerveau, dans ce cerveau ratatiné aux cellules grises disjointes.
