Quand se levaient au ciel les grandes voûtes du Sanctuaire, un remède à l’antique était alors réinventé pour lister le nombre de ces fumeurs qui clopaient devant sa porte donnant sur des étages phénoménaux… remède pour pouvoir atteindre même les familles modestes, les faire rêver de cette antre où il ne restait que la vieille vasomotricité de ce moteur cérébral ; plus tard, dans la vase d’un étang échancré par des serveurs informatiques, celle-ci égrainait ces listes en les échangeant contre des portraits robots aux différentes polices criminelles.
Et, comme désorientées par toutes ces femmes qui revenaient d’outre-tombe enfiler leur fourrure d’hermine au sein du Sanctuaire, elles ne se concentraient plus uniquement, ces listes, sur les victimes du tabac mais aussi sur les ventes induites par ce moteur cérébral que le village rupestre d’En Haut réalisait, dans la senteur des palmes sous les néons blafards de la construction antique.
Fourrure pour s’ébaudir avec cette femme, la seule survivante et rescapée, dans la neige tout en matant ses accrocs : résultats de ses longues odyssées à travers les forêts de sapins longeant la seule route menant à l’autre acropole et qui ressemblait à une équation à une seule inconnue…
Comme elle, en partant de notre havre, on enfourchait nos bécanes et comme elle on allait se saouler chez des amis au cognac ou au mazout… ou à d’autres boissons au goût d’anis ; ce mazout qui avait fait tourner les hélices de nos étranges machines de jadis et que le Sanctuaire mettait enfin sur pause. Machines révolutionnaires dont l’engrenage s’allégeait au fur et à mesure de notre progression, sous le halo des réverbères incohérents.
