Poésie surréaliste NotesMat15

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Un jour de Chine sur la grève !

A l’origine, désobéissant aux sagesses antiques des phares d’Alexandrie et refroidissant leurs fondements reliés aux pensées souvent funestes de ce gigantesque humanoïde, il y avait, composée de deux corps joints étrangement par des fragments d’ossements capables d’échanger l’énergie électrique et de la réinitialiser à son état halogène, cette sirène hellénistique à la robe grillagée.

Des fragments d’ossements eux-mêmes commençant leur radical par des greffes de parties mécaniques, je n’en avais aucune idée, mais par leur télépathie ténébreuse ils m’inquiétaient comme les somptueux présages d’une mort annoncée. Mon goitre étant sinistrement engorgé par leurs moteurs télépathiques se gonflait par intervalle obscure lorsque l’équipe de Parker fit la découverte macabre des phares d’Alexandrie effondrés et gisant au fond de la Méditerranée.


D’une mélodie funèbre, quand elle me tenait dans son étau de grésil, elle cherchait par delà les parchemins déroulés de la grande bibliothèque d’Alexandrie, la lumière cette gardienne des landes, des herbes fraîches et des amertumes océaniques.

Au loin, on apercevait encore les phares d’Alexandrie, reconstitués pour l’occasion par ces malandrins qui avaient osé violer comme des papillons d’outre-tombe les caveaux des pharaons.

Depuis le fond sans fond d’un esprit tordu, elle revenait nous hanter, comme la dernière femme du monde enfanté : le départ pour un nouveau rêve œdipien ou le début d’un naufrage comme les phares empoisonnés de soleil noir l’avaient réduit à sa conception, initialement, un jour de Chine sur la grève.