Ah Cassie !
Cassie en noir sidéral ou en or rose en avait fait ronronner des romanciers par l’intermédiaire des données de son iPhone et ils avaient été alors modifiées les génériques annonçant l’arrivée d’une nouvelle génération de romanciers français : depuis le fond sans fond de leurs phrases imaginaires de cet essaim, sans pouvoir les ensorceler, les renouveler, Cassie les avait annexé en cette sibilante bobine vingt-huit qu’on avait fastueusement empaqueté.
Et je lui ajoutais le premier et dernier scintillement que j’avais étouffé en cette sibilante bobine vingt-huit. Et qu’on avait jugé bon de décrire lors d’une ellipse outrageant les résultats et conséquences de ce film ardemment fantasmagorique…
Mais l’inventeur de cette bobine vingt huit avait-il cramé la fin de son histoire ? D’après le dernier épisode, et d’après le manuscrit retrouvé dans les décombres fumants du Château de Crussol, tout ce qu’on savait de cette fin tant attendue c’est qu’elle avait des manières de communions, cette sibilante Cassie toujours sur son iPhone ; des manières de communions rangées en rizières pour de nouvelles cités solitaires. Et dans leurs cathédrales peu orthodoxe, j’appelais des agitateurs d’un autre temps qui avaient été pendu. A la recherche d’un étrange syndrome : l’amertume solitaire de l’exil qui potentiellement pouvait m’apporter un maximum de pognon et évoquer presque inconsciemment la genèse de ce récit que quiconque ne voudrait jamais écrire ni lire.
L’auteur avait inventé des profils de types tordus pour ce scénario harcelant, glissant lubriquement et dangereusement dans le gore des scènes éclairées à la lueur des bougies… une lumière blafarde pour ce film censé représenter le périple, que dis-je, la quête, au goût mortifère, d’un défunt faux monnayeur au look destroy. Et le film, projeté dans son salon, feuilletait le passé de ce mercenaire sagement placé sous congés payés ainsi que son avenir d’enfant de chœur interprétant des personnages comme Tyler ou Charles Manson ainsi que le regretté Tréfonds Tournesol…
Mais déjà se plaignait et chauffait outre-mesure le lecteur DVD de son ordinateur aux bourdonnements déconcertants, et le film était alors sur le point de s’interrompre alors que nous en étions à ce passage vraiment très drôle où Cassie exposait face à la caméra son corps nu brûlé par des kyrielles de coups de soleil, préludes avant sa crémation certaine.
