Poésie surréaliste NotesMat15

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Sous mon sein la grenade

En avançant jusqu’au croisement des routes dévisagées, les nuits de Clara Luciani humaient la succion du vide qui s’empourprait petit à petit, et je reniflais sous un soleil déclinant et humais moi aussi un vin de Xérès lymphatique ; les nuits de Clara Luciani décrochaient les unes après les autres d’obscures, d’absurdes, de verticales, d’inefficaces larmes sur la nappe de la table – la table du château –

Un vin de Xérès qui fit descendre à grande échelle les éclairs de phosphore de mon cœur d’artichaut qui était grenade, ce vin étincelait comme un télescope pointant vers Belgébeuse.

Des nuits qui furent des affections sincères, qui me frigorifiaient, qui frigorifiaient ma contagion bestiale de l’informe. Par strates comme cette espèce extraterrestre portée au moulin, leurs nuances moites schlinguaient comme des cœurs sur ma manche. Leurs ombres brûlantes et mon sang grenade sur sa poitrine ravivaient mon désir de m’accoupler avec n’importe quoi.