Poésie surréaliste NotesMat15

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Je te Smells Like Teen Spirit

Les méandres du Sahara Occidental affichés comme posters dans le bureau, j’écris et la pluie ne tombe pas comme si je voulais un jour de pluie diluvienne. J’arpente de haut en bas les icebergs et les banquises en fumant religieusement mes Craven A sans me soucier des anciens d’Algérie qui empiètent sur le bureau.
Je regarde des émissions style j’irai dormir chez vous en bâtissant d’un œil distrait des fortifications matricielles sur l’échiquier. La famille est au complet dans ce bureau où je me suis isolé pour écrire en mettant échec et mat et en volant la vedette aux rois des vikings. Avec des années lumières pour guérir !


Je marche sur des pythons noirs, comme étonné de nourrir ces reptiles que je prends pour des serpents. Rêveusement j’affiche toujours un sourire de cabale dans les bois et la piscine de pythons noirs déborde en se gavant d’hectowatt et de syndrome lumineux.
J’écris pour la zone.org avec l’idée de déverser des flots de pétales à verser sur la tête des rois vikings pour leur baptême tropical. Pour paraître plus divin aussi.
Et de la divinité, il y en a dans ce bureau transformé en drakkars viking.

C’est la mécanique des vents du sud qui m’a poussé là, à écrire pour Oscar Wilde et son odieux portrait. En déversant des wagons-citernes sur un incendie annoncé, j’anticipe la Saint Con donnant sur la ville entière. De mon côté je me suis réfugié dans un village rupestre avec des vaches qui s’injectent un méchant venin : l’ennui. À l’instar de Charles Baudelaire ; les yeux chargés de larmes ou de lames de couteaux et de sabres.

Pour ouvrir les enveloppes je sabre aussi le papier avec un coupe-papier ; un courrier qui exploite au maximum la faille et la faillite de la médecine aussi bien orientale que traditionnelle. Et il en a aussi des arrières-goûts de Craven A ce papier que je fume, le kif, ce mélange de tabac blond et de marijuana et il en a aussi des arrières-goûts d’âmes grises ce cocktail détonant que, nous le savons tous, Mistigri dans ce bureau détient la recette. Une recette pour planer comme le savant remix de Smells Like Teen Spirit trouvé un jour de pleine lune dans les bas-fonds où l’on se défonce en uniforme nazi… à moins que ce soit le complet, le costar pour punk qui a du chien.

Et du chien, ils en ont les chiens tournant autour de nous ; la vodka comme névrose qui a outrepassé son but, à boire jusqu’à l’overdose. Une faute de goût qui à cette défonce remet la faute !