Poésie surréaliste NotesMat15

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La nuit verte de l’Alaska…

Je voulais partir à la recherche de la nuit verte de l’Alaska qui n’avait pas cinq ans devant elle et qui semblait sur le point de sombrer avec ses mercenaires. Ces guerriers de la route, prêts à en découdre, m’avait indiqué la position du Magic Bus, ce van résonnant – le summum de la liberté – avec l’absence énigmatique de ces fantômes, abandonnés en pleine nature

Mais il était évident qu’elle retournerait entièrement à la terre de ses ancêtres, cette révolution spirituelle, cette unique quête à sillonner les altitudes tombées à la page trois du livre de Supertramp le vagabond ; et je me souviens de ce poème que j’avais lu à ma soeur après la remise des diplômes, ce poème prédisant la souffrance inhérente à toute éducation alors que j’avais tout ou plus pendant des années d’études appliqué une moral implacable et maintenant c’était l’heure de faire mes preuves. À l’ouest, la route menait toujours même si je devais abandonner ma guimbarde et marcher à pied pendant de longs kilomètres éreintants ! 

Commençant par de mystérieuses rhétoriques, les autres pages du livre de Supertramp avaient été vivement arrachées, ce qui semblait dénoter un certain mépris pour les écrits, du moins quand ils relevaient de cette absurde corvée à obtenir son diplôme… Et pour en faire des cocottes en papier, il fallait se permettre de les brûler avec les derniers billets de banque qui me restaient.