J’avais crée une série de récits de fiction reposant sur les limites du clonage et à présent au Népal un monde alternatif se composait avant tout de clones et de quelques humains en minorité, des commerçants vêtus d’ottomane, ce tissu de soie qui les aidait à affronter le vent glacial pour devenir un ersatz d’eux même, plus proche que des moines zen.
Ces derniers, parmi les débris des silhouettes se détachant dans cette région de haute montagne, étaient affolés par le sourire de Joconde de ma secrétaire qui sauvegardait mes écrits.
Je m’étais donc installé ici parce que trop de mes lecteurs avaient la mauvaise habitude en Occident de rayer les premières lignes de mes romans ; ce qui me laissait néanmoins dans le doute car dans le flou tacheté de ma chambre chez l’habitant je ne pouvais produire qu’un univers onirique, qu’on qualifierait d’hermétique
Je décidai de prendre l’air, de sortir de ce langage châtié pour le dépaysement et démarrai au quart de tour la jaguar que j’avais garé dans une ruelle éclairée par des kyrielles de lampions, où le soleil noyé dans son sang, se déplaçait d’une valve à une autre, et retombait à chaque irrigation dans les couveuses ; après avoir discrédité ces machines et qu’il croyait se soustraire à leur tourbillon de bière alimentant les nourrissons.
Cela servait à s’inspirer d’essais thérapeutiques, de sciences fictions macabres et de retour dans ma piaule, dans l’une de mes nouvelles, me souvenant de la trappe du grenier de la maison de mes parents où j’apercevais la timeline d’un étrange ordinateur, j’expérimentais une nouvelle description qui sous-entendait qu’une race de poissons sans arrêtes ni écailles d’origine avait été généré uniquement par cet ordinateur ; c’était une prouesse technologique… en une nuit j’avais aussi créé toute une série sur les parasites humains, ceux-là habillés à l’occidentale avec un jean bleu délavé et troué, à la façon presque grunge…
