Poésie surréaliste NotesMat15

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Pleine lune, nuit de sabbat, ou oracles de saltimbanques…

La fin ! Ce ne pouvait être que la fin une nuit de sabbat ! Nuit de pleine lune s’accrochant à faire le pitre jusqu’au moindre recoin d’une épiphanie que les artistes à travers les âges confondaient avec l’oracle des saltimbanques tout en s’égarant dans les disques durs des computers… ce vide incessant au sein de l’humanité plongeant dans les puits sans fond, avant d’être distillé dans les sachets de bonbons sans trouver la moindre des fictions à son goût : des espèces de molécules, en descendant dans les veines via de nombreuses intraveineuses, peut-être aussi laissant comme cette orange sanguine qui coulait dans leur barbe, des taches sur le tapis de leur salon et les rendaient tous malades, cloués au lit avec les ruminations noires de ce marsupial mollusque, de ce chien-lézard ou de cette Océanie !

Lieu unique où même la fin des mots-clés que j’apprivoisais silencieusement, veillait à la santé et à leur hygiène et qui embarrassait tous les synopsis positifs racontant que Sam, l’alter-égo de Satan, décrocherait par sa magnifique complexité et par son commerce de l’esprit, le box-office américain ou européen finissant dans les poches des quartiers de la finance…

Des pièces d’argent et de bronze aux coteaux des sites les plus bizarroïdes que Santa Claus transformait en phlébites pour avoir ce prétexte inhumain de se coucher entre les lignes de toutes les pages des manuscrits… (environ l’équivalent de 90 à 95 centimes d’euros) sans se douter que ces roupies permettant le financement de ce film allaient ranimer le souvenir de la planète OS X où l’oracle des saltimbanques l’avait abandonné à son triste sort. La fin ! Ce ne pouvait être que la fin une nuit de sabbat ! Nuit de pleine lune qui désirait l’apocalypse. Sous la chaleur d’un soleil calmée par l’air marin, en inventant un autre univers, elle avait imaginé que de tendres flocons descendraient du ciel quand il reviendrait la chercher.

Nuit de pleine lune déséquilibrant bout à bout et au hasard l’arborescence, l’unique altitude rouge et fumeuse dans les yeux de la modiste, déséquilibrant ce qu’elle gréait, ce qu’elle avait entendu comme rumeur lorsque jadis ils présidaient à toutes les manifestations liées à la sexualité, ces computers pleins d’imagination et de malice : ils incorporaient le plomb mortel, incontrôlable, ingérable, fantomatique, dans leur recette fantaisiste, dans leur cut-up pour dissoudre les taches sur les vêtements ; leur signe, leur mot comme représentant ce qu’elle était réellement Kashi Soīchisawa et que représentait-elle vraiment ? Malgré son équivalent métaphysique et spirituel, gentiment réapparu lorsqu’on vida les entrailles, les sources des sanctuaires nargués, les poinçons que je tentais en vain de réconcilier et les architectures de ces diaboliques ordinateurs inventés par prémonitions et par peur du vide, la réponse par ce vide rôdant comme Burroughs pour rouir les sillages du chanvre à la recherche de la pierre philosophale, était comme absorbée par ce traquenard !