Poésie surréaliste NotesMat15

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La quintessence des nuits de pleines Lunes !

Au-dessus de la fosse noire : elle s’en allait arpenter les grands espaces la valse surannée des petites grand-mères malingres caressant le poil sauvage des forêts X. En dessous : ils en avaient des neuropathies à revendre ces apprentis de la fiction assemblant sur leurs grands chemins des quartiers d’oreille-coupée jetée aux oubliettes.

Jetée aux oubliettes comme leurs céphalées industrielles qui les suivaient par de longs travellings d’autoroutes, et délimités par la pluie, leurs territoires se perdaient jusqu’aux cataractes minérales du non-être ; suites de vision infinie numérotée et attribuée à chaque changement d’altitudes ou de latitudes !

Quelle était donc la cause de leur solitude, de leur isolement dans ma chambre d’hôtel ? Quand pourrais-je décrire ces suites de visions infinies que leur texte, une incitation à la haine, contribuait à alimenter un sujet déjà connu ?

Mais déjà au fond de la Fosse Noire, d’autres mondes s’ouvraient sur les richesses d’une vallée explorée uniquement par d’autres chercheurs d’or. Et, pour cueillir le jour présent, les forêts X les ignoraient superbement ces deux textes dont le contenu n’était pas choquant pourtant… peut-être manquait-il l’essence, ou la quintessence si j’osais enfin les aborder, les rencontrer, des nuits de pleine lune ?

Ou la présence de cette fille rencontrée un soir à l’aéroport ? Ça restait une énigme, une énigme craignant leur verdict et qui semblait verbaliser cette question : par quels procédés ces sorcières (les petites grands-mères malingres) pouvaient-elles introduire dans l’esprit de ces poètes méchants, fous, la résolution de cette énigme ?

Cette énigme, cette promesse que les dieux, malgré d’autres univers possibles, avaient subtilement fait s’évanouir dans le crâne de tous les résidents de la fosse noire… des raisons bien fondées pour sceller leurs investigations ?

Buvant, gorgée après gorgée, toute la cascade d’un nouveau Eldorado où l’on attendait patiemment la pluie et son eau désaltérante permettant de ne plus se souvenir de la fosse noire, ils essayaient, on ne pouvaient pas leur en vouloir, ces orfèvres des mots magiques de rajeunir ; mais son pouvoir de guérison se limitait à effacer toutes les mémoires, ce qui aurait pu m’instruire davantage sur l’éternité interminable de cette obscurité régnant dans la fosse noire… et que leur suicide, ma mort violente, les viols ou les divers esclavage, ne semblaient pas attrister, bien au contraire ce clair-obscur aidait à présent par télépathie à les médiatiser : et ce fut ainsi, dans les buildings où des journalistes étaient conviés à leur séance de brainstorming, que s’affichèrent sur leurs ordinateurs ces atrocités inhumaines ; elles reviendraient nous hanter un jour dans la vive clarté d’une belle journée d’hiver. Ou pendant un carnaval qui resterait bien sûr mémorable !