Poésie surréaliste NotesMat15

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Le joug du lac de Zoug…

Même nue dans les rizières surnaturelles qui se débattaient pour ne pas mourir comme elle et moi couché sur le sol du sanctuaire matriciel qui allait s’agencer une bonne fois pour toutes avec les dalles en marbres des fontaines Wallace, nous crânions quand même dans ce gouffre que les samouraïs informatiques, après plusieurs tentatives et sans-façon, amorçaient ; la romance entre nous deux n’influençait pas non plus l’arrêt ou non des larmes de Cornélius, le Grand Architecte de la Matrice mais ça ne l’empêchait pas de s’écharper avec ce que apportions au prétérit une beauté spartiate : quelque chose comme un message impalpable avant notre propre mort. Une chronique d’un suicide réussi enfin.

Des larmes qui avaient fait naître des avortons ; des avortons crachant de la lave sur des sentiers ombrageux, des avortons récoltant depuis le fond sans fond de leur esprit de nouveaux horizons, s’engouffrant à travers son magnifique kimono à étreindre…

En serrant les mâchoires, ça jaillissait par le nez ; à la longue, à l’usure même, ce qui émergeait de ces petits geignements, c’était un enchevêtrement poussif d’associations dénuées de sens : des grappes de couleurs fastueusement temporaires, facilitant un réseau de possibles, un réseau de romans en attente.