Comme une opacité saccadée, comme une intrigante pensée, ils suggéraient le métal, le mental ces poètes inconnus descendant jusqu’aux rues blanches dématiéralisées de San Francisco ; et leurs crachats hypnotiques fusaient et par delà le soupirail d’une vieille maison, avait été revendiqué le programme informatique de leur Cora-Hummer 7 en amortissant son décapant jaune d’oeuf.
Alors, à l’entrée des greniers, s’interrompît son idée innovante, s’hypertrophiait sa gageure ensorcelée ; quelle idée innovante mais inconsciente, ou quel ensorcellement pouvait bien saper les fondements humanistes, les sillons mécaniques de leur time capsule ?
Ce qui jusqu’à maintenant souriait à leur time capsule s’effondrait comme des morceaux de banquise, désassemblait tout le réseau alors qu’elle résidait leur idée d’un autre monde, d’une écriture inondée par des émissions huileuses, au fond du Rio Negro de ces planètes inconnues.
Comme surmené par les travaux qu’ils me donnaient en pâture, je ravivais leur représentation mentale singulière en emmagasinant à fond-perdu et en liste mnémotechnique décomposée tous ces massifs d’ombres qui restaient une entrave à leur time capsule. Sa fréquence noire tenait un discours impassible dans les souterrains du métro, le long de l’échancrure de la robe de Béryl, le long de sa facétieuse ADN. ADN formellement livide et lexicale qui forniquait avec la lune, comment pouvait-il en être autrement quand ses assaillants vaporisaient de préférence les plaines trop arctiques ou antarctiques, les fontaines heuristiques.
Soudain, brûlée ou vannée alors qu’elle avivait un agréable goût d’encre de chine, leur Time Capsule songeait à prendre sa retraite !
