Poésie surréaliste NotesMat15

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Les missives font fleurir des héroïnes de manga


Je t’écris mon cher ami à une époque imaginaire où les pensées franchissent un nouveau cap en nous laissant un goût de cendres encyclopédiques, en nous laissant aussi un goût d’appel téléphonique débridé.

Je t’écris mon vieux à une époque fulgurante où, perchés mais sans aplomb, nous devons les asservir ces pensées qui ne fleurissent qu’au printemps ; nous avons fort peu de valeur quand les orangs-outans déclarent forfait sous le poids de leur sommet silencieux. Leurs cerveaux étant des moteurs ou des pelotes de paille et nos enfants, nos enfants que nous n’avons jamais eu, en ont assez fait courir sur le sol de notre acropole les mandalas de leur Olympe.

Autrefois aussi, cablés par un système de chauffage psychiatrique, nous sécrétions des déboisements organiques en devenant cassants, vieillissants, fantomatiques comme les choses. Oulan-Bator jadis avait été croisé avec des boites de conserve amazoniennes et nous serpentions vers Oulan-Bator en passant sous les fortifications entortillées des Saules-Pleureurs…

Autrefois encore l’haletante inconnue du vide fournissait l’énergie nécessaire à nos machines pour collecter le sang menstruel de nos héroïnes de mangas.