Poésie surréaliste NotesMat15

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La gémellité des nuits de pleines lunes.

Elle venait de loin, de très loin cette frégate lancée par l’Acropole, elle apportait son lot de nouveautés rafraîchissantes la poésie des passagers de cette frégate comme si c’était la réconciliation de toutes les acropoles, l’ardeur vitale et cachée de tous ces galériens… et ce qui coulait dans leurs veines ne s’exprimait que par d’inaccessibles paraboles !

Mais pourquoi les soumettre à tant d’affectivité alors qu’ils ne pinçaient que pour cette matière, la géographie ? Et pourquoi écrivaient-ils en sanskrit cette harmonie fragile et menacée alors que le quatre quart devenait purée sous les pas de leurs pachydermes enfermés avec eux dans les cales du navire ?

Il y avait aussi du sang craché dans leur tasse ébréchée, il y avait au fond des rétines de ces esclaves d’un autre temps un hominidé parfum qui partait tôt à l’usine le matin. Il y avait comme des fleurs terrifiantes le long de ce chemin royal menant à l’Acropole, il y avait enfin comme des souvenirs se développant sous la forme d’un tweet lorsqu’on colorait de produits toxiques la rivière en contrebas de cette Acropole : peut-être était-ce la sérénité, la volupté, ou la gémellité de ces nuits de pleines lunes qui en était responsable !