Poésie surréaliste NotesMat15

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En noir sidéral ou en or rose ?

Ah Cassie ! Cassie en noir sidéral ou en or rose en avait bien des vignettes récoltées dans les encyclopédies aux illustrations grouillantes de gnomes. Des vignettes qui prouvaient que les croyances en l’imagination toute puissante, pouvaient corriger, à mesure que le lecteur avançait en tournant les pages des précieux ouvrages, la froide féminité du maître des passerelles planqué dans un silo de stockage…

Pour la verve, elle détenait aussi de vigilantes cartes mères qui ronronnaient et qui allaient vilipender les romanciers de la nouvelle génération par l’intermédiaire des données de son iPhone ; et ils avaient été alors modifiées les génériques annonçant l’arrivée de cette nouvelle génération de romanciers français : depuis le fond sans fond de leurs phrases imaginaires, sans pouvoir les ensorceler, les renouveler, Cassie les avait annexé à cette sibilante bobine vingt-huit qu’on avait fastueusement empaqueté.

Il y avait déjà eu maldonne quand leurs lacunes dessinaient des failles vêtues de cuir noir canonique entre les bandages des momie atrophiées… Et qui rejoignaient par leurs thèmes communs ce petit livre rouge que les pharaons retraçaient sous les essences originelles du Milan noir, mais pour apporter quelques éclaircissements à ce que les joueurs du Munchkin ne savait pas, les autres bobines contenues dans les cartons de Cassie avaient piraté, hacké au nom d’un simple poète inconnu l’architecture spirituelle de ses vignettes.

Mais, à ce moment là, tout n’avait pas planté. C’était peut-être à cause du souvenir des choses lointaines. Leur conscience en désapprouvait bien des voyages en van et les cimes à atteindre en exploitant la peur ne craignaient pas de les oublier ; avec des suites et des paires d’as, elles sommeillaient dans le ventre du lac, sous l’assaut d’un désir.

Alors fanèrent tous les regards que les temps littéraires déportaient à l’ouest de cette nordique liste de suites et de brelan, ou d’un carré d’as juste impénitent.

« Regarde-ça » dit-elle enfin. « Regarde ces affiches vantant le labeur méticuleux du vignoble australien, pour quelques fantasmagoriques suites et listes bleues elles attendent d’être vampirisées par la vivacité du pastel »