Les espèces mutantes, reptiliennes ou presque humanoïdes, écrivant sans l’aide de leur main la genèse d’un récit à venir, se tailladaient les veines en pensant à la poésie de Charles Baudelaire dans leur bain chaud et profond, dans la vase fédérant toute personne sensible… et ils formaient des cercles autour des kamikazes en danger de mort imminente, à vocation littéraire. Une rivière, un fleuve de sang noir comme effluves fictives qui espéraient ardemment les contrées réjouissantes de l’au-delà.
Leurs manches où se cachaient des carrés d’as accueillaient les quintessences de ces blessures qui pleuraient dans le jardin d’éden… et sur le visage de Sophia leur sang bourbeux luisait comme des lunes dessillées par leurs cortex qui avaient le mal de vivre : des philtres qu’on aurait juré éteints par les ultimes effets de la vodka, cette ivresse de la veille furieusement incarnée en un seul tampon imbibé du précieux liquide. Alors ils mourraient lentement mais sûrement, s’étaient-ils abusé par quelques supercheries avant l’agonie de leur mort nonchalante, ou après l’écriture de leurs chroniques un brin morbides ?
