Poésie surréaliste NotesMat15

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Naissance et renaissance

J’avais écrit des pages

Dont je ne me souvenais pas

Je ferrai aux mors des grandes rivières des lamentations

Les lamentations de ces nénuphars qui ne pouvaient s’endormir

Que sous les grands arbres

Et quand les braises dans l’âtre satinaient ce que les grands arbres confiaient, leurs nuits, leurs grands secrets

Me donnaient la force de survivre et même d’exister et l’ombre qu’ils apportaient aux ombres

M’aidait ; et je pensais à l’arbre d’Anne Frank

À l’arbre qu’à ma naissance mon père avait planté

Et je me sentais prêt à tout revivre

Les grandes douleurs où sans doute on aime à se perdre

Comme les moments magiques de l’existence

Que j’entrevois, même malade, même sans mémoire

La force, les pays des bateaux perdus, et tout le reste qui se recueille

Juste un moment avant de reprendre la route.