Elle arrosait du vin des barricades mon cœur huilé d’histoires blafardes
Mais ces libations ne refroidissaient plus mon corps transi des froids hivers
J’oubliais tout ; à coup de gaules elle haranguait
Dans la salle des meurtrières des combats perdus d’avance et les cimes ainsi crachaient leur ennui érotique
Dépareillées étaient leurs couleurs qui doutaient comme moi de la nostalgie
J’oubliais tout ; même les corrélations
Des soleils noircis par ses remontrances serviles – le soliloque du clown –
Se perdaient dans le grand maillage de ce Nirvana endolori qu’elle exsudait pour imaginer la genèse des guerres comme celle du Viêt-Nam
