Poésie surréaliste NotesMat15

• •

Les tableaux noirs, leurs procédés silencieux ou leurs silhouettes de tailles humaines…

Elle devait émerger au troisième millénaire d’un mur de marbre blanc, à l’extrémité nord d’un souterrain, en vivant de lichens, de jeunes filles prenant leur pied, décimée par l’enfance
Exposant leurs détails d’ivoire, pour avoir une idée de ces nymphettes fusillées ce mois de mai en plein vol
Il n’y avait que des jours de nefs basses et des ailes de jouvence

Pour renaitre par l’envol, Hunter S. Thompson abandonnait leur schéma de pensées outragées
Et rendait abscons le pouvoir de maîtriser tous ces orages pour penser aux si belles, si moches choses qu’elles croyaient provenir des mythologies évanescentes et des amulettes
confrontant les miroirs
Ces matins fuyants et sauvages qui, tôt devant leur café, venaient réchauffer le Vésuve ou la languissante soie de sa nuisette
Sans l’arôme du café

Découvrant la lumière claironnant
Par l’antre ouverte des âges
Elle savait comment délivrer son message, sa sérénité, les prémisses bon chic bon genre
Le noir était sa couleur, un pelage malgré tout
Qu’elle n’aimait revêtir qu’aux patients crépuscules
Lorsque leurs sombres radeaux flottaient au-dessus de l’horizon calme
Elle prévoyait pour chaque migration d’ivoire, pour chaque transhumance d’ivraies folâtres d’autres tableaux à peindre à la Soulages, en se disant Le noir c’est de l’or !