Poésie surréaliste NotesMat15

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Le côté grunge de l’existence

Rapporte-moi les automnes sauvages, dit-elle

Son souvenir frigorifiait les sourcilleuses épines de mon doigt de pied en attisant les plus folles, les plus ésotériques recherches jusqu’à parvenir au point de non-perception : le vide des Voyelles ; mais je n’avais toujours pas très bien pigé

Quelle était la finalité de ses histoires de fantômes qui me rendaient successivement ou simultanément confus ?

Lorsqu’on greffa sur mon crâne les hélices du Minotaure

elle parut démasquée, couverte d’écriture écorchée ou délirante comme on en trouve dans le journal de Kurt Cobain

Il te faudra du courage pour me perdre,

m’avait-elle murmuré, détenant entre ses murs un précis de médecine d’Aristote

Un livre qui m’avait ôté la somme de ses allures provocantes que je comptabilisais alors entravé par

L’obscurité d’un arc de sa main : était-ce une leçon immorale qu’on pouvait retenir des huit premières pages d’Aristote ?

Mais peut-être n’était-ce que les effets, les vapeurs de ce pigment brûlé qu’on trouvait dans sa résine ?

Et dans cette résine polissonne où était caché la molécule i-7777, le philosophe affirmait qu’il avait décanté par une succession de silences dilatés sous tous les angles

Le côté grunge de l’existence