L’ordinateur Burroughs Cora-Hummer 7 était increvable comme ce clair de lune taoïste, cette lueur qui semblait tellement venir d’ailleurs, aimantée par le vide sidéral et chaotique de la Fosse Noire.
L’ordinateur sophistiqué éteignait même les lumières au large de son appartement qui commençait à dériver lui aussi, et ce fut ainsi comme les migrations des banquises, que les noires meurtrières des cités légendaires restèrent cois ; et, en perçant le cuir et l’humeur du thé noir, pour en faire des quartiers d’oreille-coupée, la carte mère de la Burroughs Cora-Hummer 7 décupla la puissance séropositive de ses presses-papiers…
Presses-papiers par kyrielles venant s’abreuver aux élégances des anneaux rouges qui à la place de ses boucles d’oreilles traditionnelles, à la Geisha Van Gogh, chauffaient sans attendre nos commandes courant sur le comptoir d’ivoire de Mandeville !
Sur ce comptoir d’ivoire de Mandeville peut-être était-elle là bien avant que l’Homme ne se décide à se déplacer sur ses deux jambes, cette redoutable autant que mémorable geisha provenant du néolithique pour nous faire du mal… ou tout simplement pour danser sur le feu que les meurtrières, filles de la Burroughs C-H 7, étudiaient par de longs stratagèmes…
Pour nous infliger des ouï-dire aussi et nous blesser comme cette nuit qui frissonnait dès sa naissance en terres d’holocaustes.
