Poésie surréaliste NotesMat15

• •

Les gargouilles des fils d’Artaud !

Je réinventais l’ennui, les virées entre veuves aussi… créées par mon seul mental pour tout dire ; j’avais confiance en leur pouvoir, à leur ecchymose d’éther en attendant qu’elles s’immiscent dans ces matrices binaires filant à l’anglaise sans être débusqué…

Et à mesure que j’avançais en tournant les pages de leurs recueils, au sortir de la nuit, elles m’accordaient leur impropriété rapiéçant tantôt l’une d’elle d’autres fois imprégnant par leur parfum le vide générant C ou son équivalent : des kyrielles de cordes perdues sous les racines des baobabs ou de cet instant cambré.

Il me fallait en ces temps occultes jouir de la froide féminité du maître des passerelles qui avaient planqué dans un silo de stockage les quintessences de leurs précieux ouvrages… c’était à la une de tous les journaux : les inhalant sans cesse dans leurs vases d’exhalaisons, elles avaient dépecé le cœur des gargouilles des fils d’Artaud, à l’heure du grand départ, mais c’était toujours mieux que le lamentable spleen de leur précieux précis (précisément parce que leur froide féminité générait en écriture cyrillique le projet chaos du maître des passerelles)