Poésie surréaliste NotesMat15

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L’odyssée des êtres occultes.

On attendait pour de bon leur retour sur terre : mais sous les ondes hertziennes de leurs mondes surnaturels, il y avait encore d’autres mondes !
Majorant, pour la lame d’un rasoir, le prix de la liberté pour ces êtres occultes, il y avait encore quelques uns qui traînaient sur les avenues, comment allaient-ils honorer leurs défunts si ils ne pouvaient rester sur place ?

Avec le goût acidifiant, grandiloquent de ces évanescences que les sapins de Noël dérobaient sans pour autant mettre le feu à leurs fiacres, on pouvait les estimer de singuliers. Du désespoir et des pensées de leur fou, l’esprit occidental, par une machine ultra sophistiquée, les avait dénigré… tout ça ensuite avait été jetée aux oubliettes…

Leur chagrin d’écriture comme leur perspicacité, malgré leur volonté de réinventer un autre univers fleurissant, n’avait substitué que les tours de passe-passe de leur Sibylle aussi veules que industrielles ; et veule, en vêlant dans le crâne des ichtyosaures, était aussi leur bande-son funèbre, déterminée à engager une conversation avec Dieu malgré tout… À Noël, on les voyait réapparaître un peu partout, tantôt sous la forme d’une chandelle perdue au fond des oubliettes, parfois sous l’apparence d’un sous-sol caché, dont le sol était jonché de copeaux de bois…

Harassante odyssée ! Débonnaire réapparition que les arbres des pendus, quand ils avaient 666 ans, réarrangeaient spirituellement pour qu’on puisse retrouver l’essentiel contenu entre les lignes de leur grand Projet littéraire !