Poésie surréaliste NotesMat15

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Au commencement, la Pansée

Au commencement la nuit avait ravivé cette Pansée singulière que notre grand gourou appelait plus communément le château. Cette Pansée ou ce château ? Tout droit sorti de l’imaginaire mais véridique univers zonard qui se rapiéçait à mesure que les textes étaient publiés par la Corporation, qui régénérait aussi toutes les enveloppes charnelles de nos animaux nocturnes.
Des animaux nocturnes kamikazes qu’on avait dressé secrètement pour le combat mais qu’on ne pouvait en réalité dompter. Dans les joncs, leur sang se perdait… ou parmi les calligraphies à l’encre chancelante qu’on vendait à moitié prix…

Il y avait aussi ces seins noirs qui me dégoûtaient et Duke Ellington qui avalait une lumière crépusculaire et nos yeux hébétés qui bénissaient les sommets ensanglantés mais entre ces seins avait expiré le love buzz grunge que l’animatrice et l’animateur télé avaient fait traîner à leurs suites comme les serpentins de leurs braies et cottes de mailles en lambeaux… enfin entre ses cuisses, jetant des pincées, des poignées de soleil vert, entre les ombres mettant des années lumières pour raser fugitivement les murs il y avait aussi ce sexe qui enfantait des univers avalant des univers eux même avalés par des univers.