Poésie surréaliste NotesMat15

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Les Batailles d’humeurs photographiques.

Sous le poids atroce d’une illusoire culpabilité, le plafond au-dessus de nous s’est brusquement fendu, un long zigzag qui a fait pleuvoir du plâtre sur nos cheveux. Les Cavaliers déferlaient à la surface comme les vagues d’un océan sans fin, créant ce séisme encore inégalé.
La peinture, en prenant des teintes organiques et représentant les principales images de notre idéologie, a commencé à peler et à se décoller des murs.

La peinture ? Evoquant les grands chemins, des délires rocailleux léchés par des flammes voltigeantes, et, notre idéologie les rassemblait spirituellement, comme les seules ombres délimitées par la pluie, et comptait bien graviter autour de leurs orbites éblouis : peut-être à cause des glapissements des Cavaliers tandis que nous observions depuis notre souterrain s’effondrer les murs et les poutres…

Il y avait, parmi ces zouaves de cavaliers, dans leurs cerveaux, des idées de bûchers dirigés par de talentueux prestidigitateurs et qui ralentissaient, en léchant précédemment par leurs flammes nostalgiques, leurs silhouettes de craie et de fusain, les pieds de notre monde : un univers qui dévisageait d’autres mondes surréalistes, follement inspirés par l’architecture de nos terriers où se succédaient nos humeurs photographiques. Et à l’ouest de cette forêt d’où nous étions originaires, nous savions que le Pacte avait été brisé…

Je me souviens qu’à l’époque où tous ces Parasites avaient massacré la plupart des individus de notre communauté sans même sonner le tocsin, sans même nous déclarer la guerre directement, nous étions encore doué d’une perception extra-sensorielle qui aurait pu nous prévenir de ces ravages, mais on s’était laissé endormir, persuadé que les menaces ne pouvaient venir que de l’extérieur…