Le côté obscur de la Force d’Hugo Pratt ? Il en décrivait des arrières-goûts d’esquimaux givrés dans la mémoire ultra-sophistiquée des hypothétiques éthers qu’on risquait au goulot ; atteignant le lac qui sépare le Malawi de la Tanzanie par des bras fins, il y avait aussi, paumées parmi les univers de Corto qui grappillaient le temps perdu, ses hérétiques narrations racontant que le chagrin ne se risquerait plus du côté des montages novateurs… et même délaisserait ces tréteaux que cette fanfare de comédiens un vendredi noir pour une étrange communauté avait installé !
Une étrange communauté d’hachichins se composant d’adolescents boueux qui, sans dérision, auraient payé cher pour voir pendu le dessinateur : l’accusant d’avoir déséquilibré le flux et le reflux de la Force qui n’avait de toute façon d’intérêt que de disparaître dans les remous, les méandres, les courts-circuits, les interfaces des ordinateurs qu’on ne méritait pas de commercialiser, ils s’en allaient s’acheter une bonne conscience en préparant une virée meurtrière dans sa contrée grouillante de gnomes… des gnomes aux multiples visages.
Assistés par d’étranges machines à écrire que ces jeunes hommes en noir utilisaient pour répandre la Rumeur, ils donnaient une certaine idée de leur marginalité qui avait été remplacé, après avoir lu toutes ces bandes dessinées de leur victime, pour embaucher une troupe d’acteurs, le diable jouant leur avocat par maintes prophéties féeriques…
Cette rumeur qui, sur des pierres de Rosette, elles-aussi féeriques, clôturait la représentation d’une becquée par leurs animaux de combat, obsédés par de graves dépressions à venir ; et ainsi cette tenace envie d’écrire leur noirceur, malgré tout tout aussi féerique et qu’on pouvait trouver aussi sur le chevalet d’Henri Bernardin de Saint-Pierre, alignait ces assassins d’un nouveau genre avec leurs idéaux, des idéaux qui, par maintes mortifications sous l’influence du LSD, en fait n’existaient pas.
