Pagan Peak. Premier chapitre.
« Écoute, je vais te raconter mon rêve : nous volions sur les ailes d’un couple de jars, le ciel se violaçaient d’une lueur crépusculaire, sûrement le résultat de leurs péchés. Nous avions en notre possession les oeufs du monstre dans nos sacs. Ces œufs qui avaient tant sommeillé jusqu’à fermenter et patiemment nous attendions la funeste Éclosion qui donnerait naissance à la morbide Saison Rouge. Comme les deux seules personnes qui savaient que ça devait finir par ça, que même le début n’avait été créé que dans ce sens. »
En rampant sous les lasers de surveillance d’un grand building, il eut l’intuition qu’il était en mouvement et même son cerveau était en alerte, puisqu’il lui envoyait des messages comme des SOS, certes contradictoires mais d’autres avaient le mérite de disparaître avec la voix off. Un froid polaire couvrit sa main droite qui fouillait le sac contenant les oeufs. Il se débattit avec cette douleur glaciale, et quelque instant après avoir sorti sa main du sac, la voix off revint en l’incommodant et exigea de lui toutes ses ressources vitales. Un laser passa, il était à quelques centimètres de lui mais il réussit à reprendre ses esprits et en roulant parvint à son objectif : éteindre le système de protection.
Bien que ce bâtiment se situait en Allemagne, il appartenait à un roi de Jordanie qui aimait bien exhiber sa fortune. Hendrix n’était pas venu pour voler, simplement pour cacher dans un lieu sûr les oeufs du monstre, un endroit où on ne les trouverait pas. Après ? Après il pensait que les créatures sorties de leur matrice s’attaqueraient d’abord aux gens qui seraient présents ce jour là, et c’était ça son projet.
Hendrix avait aussi appris que les substances chimiques de leurs glandes avaient le pouvoir de les accoupler même séparées à des milliers de kilomètres. Mais en ce moment il était plutôt préoccupé par cette angoissante voix off qui lui avait introduit des krills dans le nez, ou plutôt qui lui avait obligé à faire cette chose. C’était une espèce de crevette survivante et mutante, et désormais à l’intérieur de son crâne, Dieu seul savait ce qui pouvait advenir de ce triste individu, et ça n’avait rien de funky. Par moment, tout vacillait. Mais il se souvenait des paroles de l’Ancien, un gars en blouson de cuir qu’il avait rencontré à l’origine où le Mouvement se formait : « Au début, on a terriblement mal mais dans deux à trois mois il ne reste plus qu’un orgelet sur ton oeil droit, c’est tout ce qu’il reste de ces saloperies. Il faut le chauffer doucement avec un coton brûlant, par petites pressions, et il finit par se nécroser de lui-même… Mais avant, si tu ne contrôles pas ton esprit, les krills vont essayer de féconder toutes tes bactéries, ou pire tes virus latents. Mais tu n’échoueras pas, leur force décline au bout d’un certain temps et elle se rassit au point que même la voix off n’a plus d’emprise sur toi. Question de temps et de contrôle. »
Quand Hendrix revint chez lui, après avoir planqué les oeufs à l’abri des regards, il lança sur son blog un nouveau chapitre évoquant toute l’inimité que lui et ses frères de la forêt nourrissaient à l’encontre de la modernité. C’était la saison rouge et il allait tous les affronter. Et les abattre froidement. Aussi bien virtuellement en étouffant leur domination par du piratage informatique, que dans la vie réelle en leur montrant ce qu’ils ne voulaient pas voir.
La moisson de cette saison rouge, et il ne le savait pas encore, se raccordait aussi aux ambitions d’un autre tueur, peut-être plus intelligent que lui. L’homme en question, un certain Whalid, se tenait à cette heure devant son ordinateur, au sous-sol de sa cabane ; il travaillait le jour pour préserver la nature comme garde-forestier. Mais dès que le ciel, le paysage des montagnes, de la neige, des arbres et les violentes bourrasques se retrouvaient emmêlés dans la noirceur des nuits d’hiver, il bûchait sur son projet. La lampe de son sous-sol ne s’éteignait qu’au petit matin. Et ce soir là, bien davantage que d’autres fois, il se sentait presque émoustillé quand il vit le labyrinthe des forêts l’environnant s’embrumer de manière mystique.
Whalid avait eu la discrète bizarrerie de fréquenter très peu de temps la secte, il n’avait laissé de son passage aucune trace, mais il avait eu le temps de faire connaissance avec Hendrix. Aux premiers abords, le futur homme de la forêt l’avait trouvé d’un potentiel hautement vulnérable, incapable de mener une guerre héroïque contre les barbares modernes. Puis, en y repensant cette nuit là, il avait eu la folle idée de s’allier à lui, du moins sans que Hendrix consciemment puisse s’en rendre compte. Ce jeune rêveur pouvait servir sa cause puisqu’il entendait la Voix ; maintenant il en était convaincu. En redécouvrant son blog des années après, il fut surpris d’être aspiré par ses mots. Ses phrases s’enchaînaient logiquement bien qu’elles dérogeaient à toute logique. Comme celle-ci : « Les lubriques pucelles sacrifiées au clair de lune ne pourront jamais ressusciter, ni même quelqu’un ne pourra les ranimer, ce qui compensera un peu l’ardeur meurtrière des dieux de la forêts, pédés comme des phoques et qui n’accepteront jamais ce genre d’offrandes… »
Le nouveau président avait raflé tous les suffrages de cet électorat d’extrême-droite qu’il devinait outré par les immigrations, son crédo nauséeux et pendant qu’on les voyait à la télé se saluer, le nouveau et l’ancien chef du gouvernement, des lambeaux de peau de Enrica sous les coups de fouet de Hendrix se détachaient : elle l’avait déçu, abusé de sa confiance, de ces oeufs étranges qu’elle lui avait vendu, rien n’avait percé et les rêves de l’exterminateur s’étaient écroulés.
Si on se risquait assez près de cette scène de torture, un observateur attentif aurait remarqué qu’il y avait un autre homme avec eux mais il avait un masque affreux et se lovait entièrement dans la pénombre : Whalid était uniquement vêtu de noir et, dès que Hendrix acheva sa victime, il eut un rire guttural, celui d’un fou complètement tordu. Et quand Enrica bascula entièrement dans les ténèbres, tous deux s’écrièrent que les individus lambdas comme elle ne parvenaient jamais à appréhender l’au-delà. Que c’était même leur langage consensuel qui les en empêchait. Et leurs élucubrations toute la nuit se prolongèrent, tous deux philosophant de plus belle, avec d’autres concepts censés démontrés l’inculture et l’hérésie de ces esprits inférieurs… Mais qui avaient eu le mérite de faire s’évanouir la voix off.
La moraine des glaciers s’effondra au loin, lasse de les entendre pérorer.
« Je vais te confier un secret : un beau jour, alors que le commun des mortels le dédaignait, voire le méprisait, un triste hère partit pour une contrée obscure qu’on disait rayée de la carte par la destruction d’un monstre. Il marcha, il marcha, il marcha longuement. Jusqu’à ce qu’il arrive aux abords d’une cahute au milieu des bois qui avait l’air abandonné. Il jeta un coup d’oeil à la fenêtre et il ne vit pas grand chose, sinon que l’endroit avait l’air sale et que les meubles et les affaires du propriétaire avaient été retourné dans tous les sens. Intrigué, il décida d’entrer et après avoir fait le tour de la maison, il s’aperçut qu’il y avait une trappe qui menait au sous-sol ; il descendit laborieusement, se cognant un peu partout dans l’obscurité mais arrivé en bas, des bribes de conversation parvinrent à son oreille, ça venait d’une étrange machine (il ne savait si il pouvait la qualifier d’ordinateur) qui passait en boucle une vidéo d’une YouTubeuse beauté. Et dans un coin des objets insolites rouillaient. L’un d’eux retint soudain son attention, il décida de l’emmener dans ses bagages. Beaucoup plus tard, après plusieurs heures de marche, il arriva à court de provision et il semblait harassé, il lui semblait que sa tête gonflait. Il eut une forte envie de se moucher, il attrapa un mouchoir, il éternua et il vit avec horreur que le mouchoir était maculé de crevettes sanguinolentes. Pour compléter le tout, des émanations pestilentielles, provenant sans doute de l’humus de ces forêts maudites où il s’était perdu, lui retournaient le coeur. Il pensa alors pour ne pas vomir à cette relique d’un autre âge qu’il avait pris dans cette cahute glauque quelques jours auparavant.
Plus il l’approchait de lui et dès qu’il posait la main sur sa surface métallique, il entendait une voix off résonner non pas à l’extérieur mais à l’intérieur de lui… finalement il comprit après l’avoir analysé sous toutes les coutures que l’instrument en question émettait une radiofréquence permettant de faire naître cette voix dématiéralisée.
Il était trop tard pour s’en débarrasser, il devint fou rapidement et de manière fulgurante sa radicalité meurtrière le poussa à commettre des crimes dont il ne fut jamais soupçonné de retour au bercail, se terrant dans des terriers le jour pour mieux opérer la nuit. »
Pagan Peak. Deuxième chapitre
« Nous fûmes une vingtaine d’enfants de fermiers à être frappés par des maux redoutables du jour au lendemain : d’intrigants vertiges suivis de pernicieuses et insoutenables céphalées, prémices d’une neurasthénie généralisée totalement inexplicable, nous qui étions si joviaux et pleins de vie. »
(…)
« Je ne croisai que trois ou quatre véhicules en chemin. Les conducteurs, des locaux, semblaient gagnés par la neurasthénie. »
C’était un survivant d’une grande noblesse que les gens des champs admiraient ; il campait sur une page de ce carnet de moleskine, dessiné à l’encre de chine. Le narrateur racontait qu’il avait couvert des centaines de kilomètres, sans s’arrêter et était revenu se reposer sagement sous les voûtes ombragées de son hacienda, après avoir combattu pour la Saison Rouge. Mais ce qui était étrange c’est qu’il était possédé par quelques esprits païens, d’après le carnet, et pendant son voyage, il avait surpris et mutilé une bande de noceurs qui roucoulaient innocemment après une soirée, perdus dans la campagne.
La journaliste Martina Poel venait de se réveiller, elle venait de produire ce rêve où elle lisait fiévreusement ce carnet énigmatique. Existait-il vraiment ? Avait-il été l’amorce de ce livre dont tout le monde parlait actuellement ? Depuis son lit, elle en avait vu passer des mascarades et des carnavals de médecins extravagants dont la réputation courait jusqu’à l’arrière-pays bavarois. Le luxe ultime pour cette lettrée, que les plus fortunés redoutaient, était de les snober, ce qu’elle faisait avec panache. Malgré sa mystérieuse maladie, elle continuait d’écrire. Un journal dissident, underground.
De riches personnalités seraient bientôt jeté aux oubliettes pour leur complicité avec cette usine rejetant dans la rivière, entre l’Allemagne et l’Autriche, des déchets rendant la population neurasthénique. Martina se disait n’appartenir à aucun groupuscule, secte ou parti et personne ne l’empêcherait de dévoiler la vérité sur ce mal hantant les forêts et les montagnes de son pays… même pas son boss qui était plutôt du genre Marquis de Sade excentrique.
Il en avait des arrières-goût de Robespierre en verve ce café que Whalid avait pris pour se revigorer tandis qu’il regardait le khôl de la jeune fille couler dans la pénombre. Un café qui vous gardait loin des lâches, de ces lâches dépravés de la modernité ; car en ces temps troublés où il s’était exilé dans la forêt, le roi païen n’avait pas totalement vaincu ses ennemis… Et tandis que les gamins pataugeaient à cette heure dans la vase contaminée des terres quasi inondées, ces flics et ces politiciens espéraient encore secrètement le voir sous les barreaux. Et ce café lui avait été servi par Thaïs, une YouTubeuse beauté. Elle ajusta sa robe et démêla ses cheveux avec un peigne qui traînait là dans la chambre, une des plus belles de l’hacienda qui donnait sur un paysage neigeux. Mais ce qu’il retenait de leur conversation, c’est qu’elle avait très peu aimé son opinion révolutionnaire, exalté. Mais en tant que professionnel du crime, il ne s’était pas dévoilé. Pas encore. Il était resté dans le flou, en choisissant bien ses mots.
Plus tard, toujours pendant cette nuit glaciale, Thaïs s’était introduit en cachette dans son bureau et, en fouillant un peu partout sans se faire remarquer, avait découvert un carnet avec plein de noms propres se terminant par des chiffres. La plupart venait de la langue grecque ancienne et après avoir fait rapidement une recherche sur le net, il s’agissait de noms relevant de la mythologie. L’un d’eux retint son attention car c’était le seul, sur cette liste, qui avait un hashtag : #Pausanias. Ce nom voulait dire « la fin des maux », et cette nourrice des dieux de l’Olympe et ses deux autres soeurs, les Thries, avaient peut-être pour mission d’extraire les hommes de leurs basses conditions, mais piégée dans ce huis-clos, elle n’avait pas le temps de réfléchir. Elle prit en hâte des notes, puis se dirigea dehors où les voitures étaient garées, et, sans être vu ni entendu, partit précipitamment après avoir fait vrombir le moteur de sa Dodge.
Ce serait une lapalissade si j’affirmais que la nuit précède le jour, pourtant cette nuit semblait se prolonger indéfiniment : Thaïs était planquée dans une chambre d’hôtel à Cinécity, et venait de communiquer par téléphone ce qu’elle détenait comme info à cette journaliste avec qui elle travaillait, une certaine Martina Poel, et toujours cogitant, elle repensait aux moindres détails de sa visite qui s’était écourtée. Dans une pièce de la maison de Whalid qui devait servir de réception, on avait affligé les murs de dessins économisant au sens le plus strict tout ce que pouvait jaillir d’un esprit doué ; c’était avant tout des portraits d’hommes (ou de bêtes sauvages) coiffés de masques affreux et on devinait que leur fougue meurtrière et leur ardeur sexuelle à peine masquée les avaient banni du commun des mortels mais qu’ils avaient été récupéré pour le compte de ce petit bourgeois aux idées transgressives. En ce moment, le chien de Whalid le regardait avec indifférence charger l’attelage de ses sangliers de trait et s’équiper en munitions et en armes en quête de cette pimbêche qui avait trahi sa confiance, mais sa nervosité le trahissait, le rendait ridicule…
Quant à Thaïs dans son costume de Madame Morticia, la mère au teint blafard de la famille Addams, elle se sentait presque avilie d’avoir fait du pied à ce type déjanté en vue de lui soutirer des preuves accablantes, ne souhaitant que mettre la pagaille dans la fourmilière mais son cerveau abritait des plans machiavéliques pour le couillonner si il la retrouvait.
Lubr-X, autrefois.
Quand ce village n’hébergeait que des ravitailleurs mensongers et immoraux de vodka, il y avait eu, de la part d’un inconnu accoudé au comptoir, cette prédiction qu’un jour les médecins, les diététiciens, et toutes leurs cliques auraient le chic de verser dans l’ésotérisme et le surnaturel, histoire d’élargir leur ratio de gens célèbres, se croyant malades ; il avait rajouté qu’ils « devraient faire des offrandes stupides, se vêtir d’un boubou obligatoire et très cher, se prosterner devant des autels inconcevables, posséder une odalisque si ils avaient un harem et d’autres trucs pour les femmes » ces confidences avinés s’appuyaient pourtant sur le bon sens et l’inspecteur chargé de l’affaire et perdu dans ses pensées approuvait ce que l’ivrogne avait formulé un siècle auparavant…
Parmi la foule qui attendait dans la rue ce politicien d’extrême droite pour l’instant en visite dans une auberge de Cinécity, il y avait un homme de la police criminelle qu’on avait envoyé, celui-ci était posté à côté de la seule et unique entrée par où s’étaient engouffrés les gens de la conférence de presse. Le flic soupçonnait Hendrix autant que Whalid, dans leur lutte acharnée à purifier l’humanité, d’agir cette nuit et il devait se ressaisir mais l’enquêteur avait pris un sérieux coup de vieux, accablé par sa propre grossièreté, son surpoids et d’être mêlé à de sombres affaires car il n’était pas tout à fait net.
Ce fut ainsi qu’il renonça, avant de partir sur le terrain, de parler de cette vieille rumeur à son équipe, il passait plus de temps à décortiquer son projet suicidaire plutôt que de s’occuper des faits divers qu’on lui avait confié : l’accablement qui le prenait aux tripes chaque dimanche soir et son usage immodéré de drogues pour tenir lui insufflaient l’ordre de mettre fin à tout ce merdier.
Dans les locaux de la police, on racontait que le seul moyen de le retrouver (c’est à dire l’auteur de cette folie meurtrière et païenne qui s’abattait sur l’Allemagne et l’Autriche et même des zones qu’on ne pouvait imaginer comme Cinécity) c’était de faire appel aux vieux textes du monde zonard… sans savoir qu’ils avaient déjà prédit l’imminence de la Saison Rouge…
Pagan Peak. Troisième chapitre.
« Mon esprit est-il vraiment dérangé ? A-t-il réellement inventé toute cette histoire ? »
Cette nuit j’entendais le métro gronder sous terre. J’avais attaché, dans ce souterrain, mes sangliers de trait et les sirènes mugissaient. Après la flambée de Flax, et après bien des siècles à se terrer, j’avais décidé d’échouer dans les méandres de Cinécity.
Ce n’était pas un hasard si j’avais choisi Cinécity. Quand j’étais arrivé aux portes de la ville, deux squelettes affligeaient les murs de la vaste entrée d’obscénités bien choisies ; tel un visiteur spectral, j’avais continué mon chemin. Et j’avais fini par retrouver, après avoir longtemps traversé un brouillard dense, ce repaire kafkaïen ; dès mon arrivée, des gens qui descendaient l’escalier repoussaient la voluptueuse Katia. Le monde sauvage de Cinécity. Mais quelque chose qui n’était pas ordinaire dans cette ville colorait malgré tout ma soirée d’un ostensible feu de joie intérieure : elle vint me rejoindre à mon comptoir alors qu’on ne se parlait plus depuis des années.
– Une rue de Karachi qui disparait, ce n’est rien, commença-t-elle. Enfin c’est ce que je me disais avant de t’avoir vu jaillir des ruines… D’abord, il y a eu Flax, puis cette ville du Pakistan, l’Allemagne et l’Autriche et maintenant je suppose que c’est le tour de Cinécity…
Observant depuis le fond de la taverne un couple à tête de corbeau de grande noblesse roucouler, je lui fis remarquer que je ne risquais rien, que mes crimes resteraient impunis, et que de toute façon il n’y avait jamais de témoin, puis je lui demandais ce qu’elle était venu faire dans cette auberge à moitié maison close.
– Faire le tapin pour des clients influents, dit-elle d’un air songeur, mais ce magnat de la politique ne veut pas entendre parler de prostitution, ce sont ses hommes qui m’ont rembarré ; il est en train de faire son speech justement là-haut, il paraît qu’il veut mettre fin au plus vieux métier du monde. Au début, je croyais qu’il était venu là pour quelques filles…
