Poésie surréaliste NotesMat15

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A rebours l’Orient et l’Occident d’une falaise escaladée à mains nues…

À rebours les orients ! À rebours aussi la houle d’un potentiel de un volt, au dépens d’un style fleuri, qui de tréteaux en tréteaux est guidée par des forces spirituelles qu’elle ne risque pas de connaître ! À rebours encore sa vessie de boeuf m’étreignant, à rebours enfin les occidents qui, pour chaque Penseur, viennent se greffer aux pieds des pyramides comme les hélices sur nos crânes de chimpanzé !

Chimpanzé des Annonciations puritaines qui font tourner au vinaigre cet amoncèlement d’oursins désagrégés : le fond perdu du répondeur cachant malgré tout cette fanfare d’acteurs exultants aux yeux en amande ; les chevronnés, les maléfiques et fins d’esprit, les languissants et les épiphaniques regards de ces Penseurs qui se tournent alors du côté des seuls conquérants !
Ainsi tombant comme des tresses que les archéologues de cette Pierre de Rosette, pour se distinguer du lot, coupent avec le suc d’une nuit verte qui tombe sournoisement sur Mandeville, cette troupe de jeunes filles tondues et d’acteurs trentenaires explorent leurs consciences tristes avec un treuil exécutant des tours de yo-yo tibétain qu’un brouillard dense fait circuler parmi le parfum des pierres à l’intérieur de leur valve !

Et que l’un d’eux prévoit de réparer avec l’ardeur et la débauche des ascensions métaphysiques ; toutes deux mêlées à l’essence tourbillonnant dans cette valve, l’ardeur et la débauche, entreprennent de rosser l’Orient et l’Occident d’une falaise escaladée à main nue, et qu’un autre comédien, ou une autre comédienne mettra aussitôt sur ces chevalets d’ombre et de lumières que les rosses du diable avalent en les transformant en néons jaunes et bleus ; préludes aveuglants et menaçants qui feront plonger dans le gouffre toute cette parade de troubadours !