Poésie surréaliste NotesMat15

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La bible des évasions providentielles

Ici et là on s’empressait de réinitialiser la machine à écrire qui les avait produit : un état de grâce pour frapper fort, pour que ses brouillons racontant l’histoire des opprimés parviennent jusqu’aux types les plus géniaux. Peut-être jusqu’aux deux intersections d’une rue perpendiculaire que les portes vers l’Orient définissaient comme inaltérables…

Parmi leurs jaillissements classés selon les impuretés alchimiques de ces écrits, ou chronologiquement à la manière d’une Timeline, pour désigner un Référent, apparaissait aussi, incandescente, livide à l’heure la plus froide de la nuit et jusqu’à s’interrompre lors des jeux de hasard, l’expression spéculative d’une évasion hautement providentielle, mainte fois décrite par la machine à écrire et j’avais pris avec moi cette vieille bible des évasions providentielles, elle avait été conçu dans une taule qui accumulait des histoires qu’on pouvait à peu près relier et attribuer aux Nietzschéens Penseurs de cet Orient, ou à leur système adverse.

Les hectowatts ou les Volts parcourant cette curieuse machine à écrire, quand cette énergie se cognait aux vides instrumentalisés des espaces spatio-temporels, s’immisçaient sous les ongles des opprimés qui bien sûr n’avaient rien à gagner, rien à perdre.
Même l’hélium s’échappant en s’engouffrant par les portes de cet Orient s’empêtrait sur les toits de notre observatoire sans parvenir à sortir de la glaise, de la boue qui s’accrochait à nos chaussures ; sans parvenir à sortir des épineux dilemmes aussi, et cette bible désuète des évasions providentielles, en l’entraînant dans notre gouffre, arrosait de ses larmes matricielles les désinvoltes fleurs de Sainte Hélène.