C’était bel et bien un étrange ordinateur.
Laissée aussi sèche qu’un raisin de Corinthe – un raisin de Corinthe sifflé comme la racine radicale, amazonienne de notre conscience politique et historique – la toile virtuelle avait été cartographiée par d’étranges agitateurs puis vandalisée de fond en comble avant de connaître le retour de tout aussi étranges phénomènes !
Des hackers qui l’avaient laissée aussi sèche qu’un raisin de Corinthe, dis-je, sans que la perspective anesthésiante des Guetteurs ne puisse se poursuivre… Sans que les opiomanes et les morphinomanes ne puissent déterminer leur inexorable avance technologique, et sans même les inviter à se défiler, leurs consciences, beurrées entre les cuisses des vendeuses excitées de paquet de pop-corn, ne pouvaient que s’égarer dans des considérations qu’on jugera poétiques !
Alors sous la pleine lune, du côté orientale, pour brouiller toutes les adresses IP récalcitrantes mais aussi favoriser l’émergence de cette mise à jour révolutionnaire, ils en avaient mélangé d’autres consciences de plâtre et de diesel alchimique à leur ineffable mystère… leur mystère ? Définis comme aussi fantasmagorique que le rubis de Sade, seule la sérénité du bouddha savait l’apprécier à sa juste valeur. Et toujours sous la pleine lune, dans un lieu précis comme un souterrain dont on ne connaissait plus le nom, la cartographie de ce nouveau web en affichait des pôles glacés par des flammes irréelles ou par des lignes de code apparement saturées d’un trop-plein de parfums, des parfums kitschs de musc et de jasmin.
