L’est, l’ouest, le sud et le nord, évoluaient dans le plasma onirique
Des modèles instinctifs récoltées depuis le fond sans fond de l’esprit pour finir en beauté mais avec de mauvaises intentions
L’ouest comme une opacité saccadée, l’est comme une intrigante pensée, ils suggéraient du haut de leurs aéroports de métal la chaleur des nuits californiennes, l’anamorphose du mental quand ces poètes inconnus descendaient en plein minuit jusqu’aux rues blanches dématiéralisées de San Francisco ; et leurs crachats hypnotiques fusaient et par delà le soupirail d’une vieille maison en haut de la côte, surplombant Big Sur, avait été revendiqué le programme informatique de leur Cora-Hummer 7 en amortissant son décapant jaune d’oeuf.
Alors, à l’entrée des greniers, s’interrompît son idée innovante, s’hypertrophiait sa gageure ensorcelée ; quelle idée innovante mais inconsciente, ou quel ensorcellement pouvait bien saper les fondements humanistes, les sillons mécaniques de leur time capsule ?
Ce qui jusqu’à maintenant souriait à leur time capsule s’effondrait comme des morceaux de banquise, désassemblait tout le réseau alors qu’elle résidait leur idée d’un autre monde, d’une écriture inondée par des émissions huileuses, au fond du Rio Negro de ces planètes inconnues.
Comme surmené par les travaux qu’elles me donnaient en pâture, je ravivais leur représentation mentale singulière en emmagasinant à fond-perdu et en liste mnémotechnique décomposée tous ces massifs d’ombres qui restaient une entrave à leur time capsule. Sa fréquence noire tenait un discours impassible dans les souterrains du métro, le long de l’échancrure de sa robe virtuelle, le long de sa facétieuse ADN. Chaîne de chromosomes formellement livides et lexicaux qui forniquait avec la semence convoitée par la lune, comment pouvait-il en être autrement quand leur assaillants vaporiseraient de préférence les plaines trop arctiques ou antarctiques, les fontaines heuristiques.
Soudain, brûlée ou vannée dans la bagarre alors qu’elle avivait un agréable goût d’encre de chine, leur Time Capsule songeait à battre en retraite ! Nous étions arrivé avec nos alligators enchaînés devant la porte donnant sur les étages phénoménaux de l’Acropole quand nous apprîmes la nouvelle, mais à une époque de l’Acropole où elle se noyait dans le chagrin, qui pourrait-la sauver de cet noyade sinon ce sanctuaire ?
L’Acropole n’avait-il pas été conçu uniquement pour ça ? L’enquêteur qui s’était posé cette question partaient dans des délires incommunicables quand il arrachait sur les murs de l’Acropole des tas d’affiches : des représentations inexorables de peinture écaillée, de démon des Vosges, de démons des collines… Ou de pensées répétitives façon spirale qui commençaient à affoler les autres times capsules restées dans le sanctuaire où l’on s’était réuni pour prier. Et, par leur incontrôlable utopie à réaliser l’apocalypse ou par un simple dérèglement, elles avançaient l’heure du sommeil des mémoires informatiques.
Et plus loin, où les rivières viennent peloter des cotons d’eau sur le tas organique, chimique, en tout cas pollué des carapaces de voitures cramées, il y avait la Burroughs C-H 7, par ses respirateurs vivifiants et par des lignes de code pour faire voguer sur les écumes les derniers résistants de Daesh libre, par d’autres Mondes aussi configurés dans sa carte mère ; et il existait un bug, un crash assez occulte, découvert lorsque les Californiens dans leurs yeux se reflétait un monde si étrange d’aspirations Ascensionnelles !
