Je te retournerais tes lettres et les chevaux fous dans la nuit danseront un dernier tango
Comme des silences ordonnés, architecturés pour combattre la noirceur d’un soir d’hiver
Puis ce sera le calme plat, le retour des neigeuses années annonçant télépathiquement des nuits de sabbat, des nuits prêtant leur attrait de pleine lune et de baigneuses ensanglantées aux machines à écrire qui les ont produit : un état de grâce pour frapper fort, pour que leurs brouillons racontant l’histoire des opprimés parviennent jusqu’aux types les plus géniaux.
Puis ce sera l’émeute, les cordes des pluies diluviennes balançant le feston et l’ivraie des pitres
Puis ce sera peut-être, perdu jusqu’au moindre recoin d’une épiphanie bouleversante, l’ivoirien moment chevauchant les louves et les chiens
Ou ce sera les come back des idées jouant les Aliens et détruisant les chiffres de la matrice qu’on retrouvera sans vie au premier étage d’un bâtiment désinfecté
Ce sera l’arrivée des épidémies placées à fond perdu et aux regards de diamant vidant les grenades des combles, les fleurs des greniers de leur suc surréaliste
Ce sera par pelletée l’été nettoyé de ses œufs blancs, ennemis du genre masculin ou féminin et virant aux robes rouges fantasmagoriques des plus grands vins
Ce sera un dernier hommage aux visages tuméfiés, aux gamins qui grandissent, librement inspirés du passage électronique et du libre arbitre des SMS.
Ce sera enfin la greffe des hélices, des photophores fossilisés, sur des crânes éclatés comme si il s’agissait d’une énigme imprégnant, par sa féminité de poires pochées au vin, le yin et le yang ; peut-être avec l’aide de l’œil unique du Cyclope, insensible et visionnant des vidéos de surveillance où l’on peut admirer de kafkaïens châteaux corinthiens s’effondrer : le doute en toute impunité !

