La noirceur de Thompson s’immiscant entre les ruines, jusqu’à Saint-Denis, jusqu’à Saint-Cloud, il y avait aussi des lois gravitationnelles uniques, des niveaux de conscience huppée, des prestidigitateurs et même leurs offrandes à des dieux tombés en désuétude ; de véritables guerriers et d’authentiques chamans, ces dieux que la noirceur de Thompson cachait parmi les peintres à la Rembrandt, avec tout le reste, et tout aussi unique, il y avait aussi tout un tas de conspirations pour trafiquer les ventes des Tamagotchi à la sauvette, pour se proclamer le roi des démonistes, des guetteurs, le roi qui relancerait la machine etc.
Et pour s’abrutir, sur les grands chemins, avec leurs systèmes, des stances et des délires rocailleux de Blue Whale Challenge, comme des lignes nauséabondes d’écriture léchée par des flammes voltigeantes, autogénéraient les salves funestes, lasses, nuptiales de ces guerres qu’on allumait ici et là ; des guerres, perdues parmi les ombres délimitées par la pluie, qu’on avait peine à décrire. Mais tous ces univers, qui se fécondaient eux-mêmes, avaient quelque chose nous tatouant le dos de leur humeur mérovingienne, cosmopolite, ils avaient quelque chose de familier : gravitant autour de l’extraordinaire ardeur de leur carbone 14, comme éblouis, on pouvait les retrouver parmi les décombres après leur bataille surhumaine, et ainsi résonnaient les glapissements des sapins verts tandis que nous roulions en wagon…
