Poésie surréaliste NotesMat15

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L’impériale nudité des neuf muses

J’ai hissé cette impériale nudité ancrée dans la rétine des gens qui ne nous voyaient pas

Jusqu’à l’émiettement de la nef basse, jusqu’à ce que je la retrouve au fond d’un grand rift

Des racines latines s’étirent doucereusement et je sais qu’à la fin d’une république sans histoire, elles ne nous gêneront pas.

Et doucereusement elles défilent devant nous, pour nous faire ressentir cette absence de gène et de gênes.

En galopant, en moissonnant, ce qui résultait de la fin des apocalyptiques finitudes, se frayait un chemin

parmi les niveaux, les mystères nocturnes, les gens déjà sur orbite et toujours aussi nus comme des dieux de l’Olympe
Cette nudité ? Ô combien dangereuse et dangereuses étaient ses neufs Muses qui la couronnaient de diadème vacillant.

Et de parure et de sautoir à jamais disparu, sautillant, offrant leur paysage olympien, offrant aussi leur synthèse

à la faible lumière ; car la disparition de ces neufs Muses ne pouvait nous rassurer quant à leur nudité et qui semblait elle inoffensive ; et n’inquiétait que les victimes de l’Elephant Man Syndrome se faufilant, naissant à l’état de grâce, même dans ces domiciles célestes où elles n’étaient que des hommes, des ombres

Le temps s’était écoulé depuis cette virée ombrageuse et, de nudité d’ordre spectaculaire, on n’en parlait que dalle, toutes ces neufs Muses étant entrainées dans le tourbillon de l’étang, ce siphon dans sa matrice spirituelle les paumant un peu plus… Dans le genre plus spirituel que ces mêmes matrices mais en plus négligées quand même !