Poésie surréaliste NotesMat15

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Tellement de nuits sous leurs paupières !

À la lisière de deux royaumes, il y avait au fond de leur museau de la poussière huppée et tellement de nuits sous leurs paupières !
Pour d’autres plans machiavéliques concernant la vaste étendue désertique de Ganymède couturée par les joncs qu’on leur avait attribué, ils devaient presque se vouer tout entier au culte d’un occulte bouddha perdu dans les canalisations, (ce bouddha qui rêvait, à une époque troublée donc favorable, le ventre à l’air dans le ruisseau et organisait un travail de sape pour ces romantiques abandonnant leur caillouteux taoïsme… ou toutes leurs invraisemblables limites) ; travail de sape à vrai dire onirique quand ils s’en allaient charrier du sable brûlant rendant l’atmosphère presque irrespirable… puisqu’ils croyaient trop aux pouvoirs salvateurs des maléfices et étaient trop dans le mal, pour, de l’argent de farfadets, en faire des cascades.

Des cascades de monnaies trébuchantes et sonnantes pour voir danser, éblouies par un soleil de plomb au bout du monde, ces marcheuses d’orient ou d’occident et pour en finir avec ces vagabonds fuyant leurs villes.
Il y avait, je l’écris encore une fois, en haut de leur version babylonienne, tellement de nuits sous leurs paupières quand ces voyageurs excentriques se courbèrent sous le poids de leurs valeurs devenues obsolètes.