Poésie surréaliste NotesMat15

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L’itinéraire d’un vieux chien d’avant-garde

L’itinéraire était un sillon souillant la virginité sauvage, une course avec les vagues, ou juste un vieux compte à régler ; une émission de télé instrumentalisée pour se coupler avec les juxtapositions massicotées de leurs nerfs optiques, ou juste un récit à boucler.

Tout avait commencé par cette impression vaseuse ; cette impression vaseuse quand on s’endormait au fond des ravines, rêvant, toujours avec humeur, des mythologies grecques… Ou de la semence des cascades qui avait froid et paralysait toutes les amnésies des Rêveurs aussi !
Tout avait commencé par la découverte de cette usine extraordinaire où, dans ses alambics, sa mèche de cheveux mettait le feu aux désirs des diables au corps ; et tout s’était éteint avec ces diables au corps qui sommeillaient à la place de ces miroirs de bordel, sans arriver à inventer cette armure fabriquée au grand hasard génétique.

Et l’itinéraire, comment allait-il, virtuellement et selon ce récit proprement scandaleux, définir l’arborescence de nos fichiers informatiques ? Personnellement je ne lui trouvais qu’une vague parenté avec cette promesse d’Orient bonifiant son teint frais quand les amnésies des rêveurs débutaient.

À l’aube, sur une pelouse à le voir là parmi ces ombres près du stand au poisson, il me rappelait le souffle chaud d’un vieux chien de garde d’avant-garde !