Poésie surréaliste NotesMat15

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La parole sacrée des Arches

Autrement, absolument nos yeux hébétés interagissaient avec la conscience évanescente de ces brouillons d’histoires.

Fastueusement, dans l’obscurité, on voyait des ecchymoses de fleurs de lotus, leur venin foisonnant d’un moteur abandonné au niveau souterrain, quelque part entre les quais du métro et cette limite fantomatique où se noie l’énigme des arêtes de poissons.

Toujours dans l’obscurité, doucement, notre machine à écrire avait rendu l’âme, sidérée par les paysages splendides que nous avions décrit : des plaines aux faibles lueurs où les zèbres broutaient mais aussi des villes comme New-York que les chevaliers teutoniques avaient rasé ; pourtant, si on tapait dans la célèbre barre de recherche, quelque chose encore aux sous-sols, nous observait, je le savais bien. 

C’était donc bien trop tard pour se lancer dans un roman que les scribes fidèles à William Burroughs aurait de toute façon arraché du flux continuel des fichiers informatiques devenus obsolètes. Ainsi, il y avait, comme dans une bande dessinée, des phylactères, toujours de cette couleur noire semblable aux mouvements rapides, générés par le silex, que ce monde prenait pour la parole sacrée des arches décorées de lys embaumeurs.